La comédienne Nicole Leblanc est décédée à l'âge de 75 ans

Nicole LeBlanc et Jean Besré, dans Le temps d'une paix... (Photothèque Le Soleil)

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Nicole LeBlanc et Jean Besré, dans Le temps d'une paix

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La Presse Canadienne

La comédienne Nicole Leblanc, mémorable Rose-Anna et Bella dans les téléromans historiques, est décédée mardi des suites d'une longue maladie, a confirmé son agence. Elle était âgée de 75 ans.

La fougueuse actrice a créé des personnages forts et mémorables, à commencer par cette Rose-Anna St-Cyr, mythique femme forte de Charlevoix dans la très populaire télésérie historique «Le Temps d'une paix», de Pierre Gauvreau, de 1980 à 1988. Dès l'année suivante, elle sera de la même équipe de créateurs pour «Cormoran», où elle interprète une autre femme forte, l'héroïne condescendante Bella.

Née le 2 septembre 1941 à Maria, en Gaspésie, Nicole Leblanc amorce sa carrière par deux spectacles de tournée internationale, un sous l'égide des «Canadian Players» de Stratford, en 1965-1966, et l'autre sous celle des «Jeunes Comédiens» du Théâtre du Nouveau Monde, la saison suivante.

Elle se fait connaître du grand public dès ces années-là dans son rôle de Fifine sur la célèbre «Rue des Pignons» (1966-1977). À la même époque, sur scène, elle sera en 1968 de l'héroïque création des «Belles-soeurs» de Michel Tremblay, au Rideau-Vert. Elle fréquentera bien sûr beaucoup Tremblay pendant sa longue carrière, notamment «À toi pour toujours, ta Marie-Lou» en 1984, «Bonjour, là, bonjour» en 1987 et encore «Les Belles-soeurs» en 1993, 25 ans après la création dont elle était.

Nicole Leblanc a aussi joué dans plusieurs créations de son conjoint de l'époque, le dramaturge Jean-Claude Germain, notamment le célèbre spectacle solo «Les Hauts et les Bas d'la vie d'une diva: Sarah Ménard par eux-mêmes» (1974), qui mettait en valeur ses multiples talents. La pièce, très populaire au Théâtre d'aujourd'hui et en tournée, sera reprise dix ans plus tard pour la télévision.

Avec Jean-Claude Germain, elle avait fondé en 1969 «Le Théâtre du Même Nom» (le TMN), pied de nez au plus classique TNM (Théâtre du Nouveau Monde). La troupe, composée d'anciens étudiants de l'École nationale de théâtre, où enseignait Germain, joue «en résidence» au Centre du théâtre d'aujourd'hui, rue Papineau, où elle fait éclater les conventions théâtrales. En 1980, la création de «L'Indiva», de Germain, au Théâtre d'Aujourd'hui, sera reprise ensuite au Théâtre du Nouveau Monde.

Tout au long de près de 50 ans de carrière, Nicole Leblanc jouera aussi beaucoup dans les «théâtres en été», dont L'Escale, le Théâtre Beaumont St-Michel, le Théâtre du Lac Delage et le Théâtre du Bois de Coulonge.

À la télévision, elle a aussi joué la réceptionniste colorée Paméla Lalonde dans «4 et demi» (1994-2001). On l'a plus tard vue dans «Fred-dy», «Virginie», «Apparences» (la mère) et plus récemment «Série Noire».

En 1986, au premier gala Métrostar, elle avait remporté le prix de la meilleure comédienne, tout comme son Joseph-Arthur du «Temps d'une paix», Jean Besré, côté masculin. Elle avait remporté en 1996 le prix Gémeaux de la meilleure interprétation pour son rôle dans «L'Étrangleuse», chapitre de la série «Avec un grand A» de Janette Bertrand.

Peu présente au cinéma, on l'a vue notamment dans «Les Vautours» de Jean-Claude Labrecque (1975), «L'Audition» de Luc Picard (2005), et «À l'origine d'un cri» de Robin Aubert (2010).

Nicole Leblanc était montée sur scène pour la dernière fois chez Duceppe en décembre 2014 dans «Août, un repas à la campagne», de Jean-Marc Dalpé.

À la demande de l'actrice, une cérémonie privée sera réservée à la famille et aux proches.




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