La Salle du Canada en bref

Quelques faits saillants de la nouvelle salle de l'Histoire canadienne au Musée... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

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Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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Quelques faits saillants de la nouvelle salle de l'Histoire canadienne au Musée canadien de l'histoire.

Effets miroitants

Du symbole représentant l'infini du drapeau métis au Château Frontenac, en passant par des explorateurs et coureurs des bois sillonnant le territoire en canot, le pont de la Confédération reliant aujourd'hui l'Île-du-Prince-Édouard au continent et des hommes en train de pelleter de la neige.

Effets miroitants... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit) - image 3.0

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Effets miroitants

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

Une centaine d'images, de lieux et d'éléments historiques chargés du passé et du présent des Canadiens sont représentés dans le corridor menant à la rotonde d'où les trois galeries de la nouvelle salle de l'Histoire canadienne sont accessibles.

«Soixante pour cent de ces images ont été choisies par la population, par vote. L'idée derrière l'effet miroir, c'est que les visiteurs se voient reflétés dans l'histoire, qu'ils comprennent qu'ils en font partie, ici et maintenant», souligne Lisa Leblanc, directrice, développement créatif et apprentissages du MCH.

Si le mot d'ordre était de ne pas montrer de visages connus, on notera trois exceptions: Louis Riel, Terry Fox et Wayne Gretzky portant la coupe Stanley à bout de bras.

«On a triché trois fois, mais il s'agit de leurs statues!» lance dans un sourire son collègue David Morrison, directeur, recherches et contenu.

Le Premier Visage

L'artefact mesure à peine 5,4 cm de hauteur et 2,9 cm de largeur. Or, cette toute petite - et autrement fort délicate - sculpture en ivoire est vieille de 3600 ans à 3900 ans et a été découverte sur l'île Devon dans le Haut-Arctique canadien.

Le Premier Visage... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit) - image 5.0

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Le Premier Visage

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

Elle n'en s'avère que plus saisissante et émouvante à observer quand on apprend qu'elle représente rien de moins que «l'une des plus anciennes représentations d'un visage humain en Amérique du Nord», précise-t-on dans le descriptif qu'on en fait.

C'est donc ce visage - vraisemblablement celui d'une femme inuite âgée, arborant des tatouages faciaux traditionnels - qui accueillera les visiteurs dans la galerie relatant les origines de nos histoires.

«Quand on parle de trésors nationaux, cette masquette en ivoire en est assurément un des plus précieux!» clame fièrement le président-directeur général du Musée, Mark O'Neill.

Arbre de vie

Elle s'appelait Catherine Moitié. Et a traversé l'Atlantique en tant que fille du Roy.

Arbre de vie... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit) - image 7.0

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Arbre de vie

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

Débarquée en Nouvelle-France, elle a épousé Désiré Viger à Montréal en 1667. Ils auront huit enfants. L'une de leurs filles, Catherine Viger, donnera naissance à 14 enfants à son tour. Si bien que quatre générations plus tard, à la Conquête, Catherine Moitié comptera plus de 600 descendants... dont les noms s'inscrivent d'une génération à l'autre d'abord sur le tronc, s'étendent ensuite sur les branches, avant de se déployer en feuilles sur l'arbre généalogique planté au coeur du module relatant les débuts de la colonisation française.

«Oui, le mobilier et les divers objets de la vie quotidienne de l'époque relatent l'histoire, mais cet arbre met l'emphase sur une descendance toujours présente de nos jours et qui découle de l'arrivée d'une seule fille du Roy! Il symbolise l'enracinement dans ce nouveau pays qu'a été la Nouvelle-France, et qui est devenu le Canada aujourd'hui», raconte Lisa Leblanc, directrice, développement créatif et apprentissages.

Ligne du temps interactive

Parce que l'équipe ayant développé le contenu des différents modules a évidemment dû faire des choix, elle a répertorié quelque 640 autres événements que le public pourra consulter grâce à un écran interactif, dans la rotonde.

Ligne du temps interactive... (Patrick Woodbury, Le Droit) - image 9.0

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Ligne du temps interactive

Patrick Woodbury, Le Droit

Ces événements - qui n'ont pas trouvé leur place dans l'une ou l'autre des trois galeries, faute d'espace - s'inscrivent sur une ligne du temps accessible du bout des doigts et sur laquelle il est possible de naviguer en fonction de sous-thèmes, qu'ils soient liés aux domaines politique (Ottawa qui est choisie comme capitale fédérale en 1857), sportif (l'Ottavienne Barbara Ann Scott devient la première patineuse artistique canadienne à remporter l'or olympique, en 1948) ou culturel (Colas et Colinette est le tout premier opéra présenté au Canada le 14 janvier... 1790!), entre autres.

Chaque moment est ainsi brièvement mis en contexte et expliqué. «C'est un outil qui est convivial et agréable à consulter pour les visiteurs. Il nous permettra surtout de pouvoir en mettre à jour le contenu aisément, pour y ajouter d'autres événements au fil des ans», explique David Morrison.




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