Maxime Landry: touché en plein coeur

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Toujours inspiré, l'auteur, compositeur et interprète Maxime Landry nous arrive avec son cinquième album intitulé Nos histoires.

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François Houde
Le Nouvelliste

Trois-Rivières - Le précédent album de Maxime Landry, 3e Rue Sud, date de 2014. Il lui a donc fallu près de trois ans pour créer son petit dernier, intitulé Nos histoires. Ce serait un rythme normal si, entretemps, il n'avait écrit deux romans, effectué une grande tournée de spectacles en plus d'assurer une animation quotidienne à la radio. Maxime Landry est une bête de travail.

Ça ne l'empêche pas d'être créatif, manifestement. Cette fois-ci, l'album est constitué de quatorze chansons, toutes de lui, auteur et compositeur, mais dont neuf ont directement été inspirées par des histoires racontées par des inconnus. Le plus souvent, ce sont des gens venus voir son spectacle qui lui ont confié des pans de leur vie. 

« C'est fou comment ces histoires-là me touchent. J'écoute les gens, je rentre à l'hôtel et ça me tourne tellement dans la tête que je m'installe immédiatement pour écrire une chanson. Je suis très sensible à ces histoires de vie qu'on me confie et c'est peut-être une des raisons qui font que les gens me parlent aussi ouvertement alors que je n'ai jamais rien demandé. Mais comme je me suis moi-même confié publiquement sur des choses personnelles, tel le suicide de mon père, les gens se sentent en confiance. »

L'effet Lynda Lemay

L'auteur a développé une écriture particulièrement efficace pour ouvrir la porte de l'intimité. Il raconte les histoires avec clarté, simplicité, émotion.

Ce n'est pas sans rappeler ce que fait Lynda Lemay, une influence parfaitement assumée : « Sur mon album L'avenir entre nous, presque toutes les chansons sont de Lynda. Je trouve qu'elle écrit de façon incroyable : elle sait tellement toucher les cordes sensibles en toute simplicité. Ça fait un bon bout de temps qu'on travaille ensemble et elle est un grand modèle pour moi. C'est même elle qui m'avait poussé à enregistrer mes deux premières chansons, qui ne me semblaient pas assez bonnes pour être sur un album. »

Sans le savoir, elle a fait naître une vocation. « J'ai vraiment eu la piqûre de l'écriture en la côtoyant. Écrire est devenu une seconde nature chez moi. J'en ai carrément besoin. J'ai toujours avec moi un cahier pour écrire des chansons et un ordinateur pour écrire mes romans, même en vacances. Ces moments-là où je m'évade dans les mots, ce sont mes moments privilégiés, dans ma bulle. »

Cette passion a forcément un effet sur son style. « Je sens que ça a pris de la maturité. Je le constate dans mes romans - il publiera bientôt son troisième - comme dans les chansons. C'est normal qu'avec le temps, l'écriture se peaufine. C'est aussi un processus de plus en plus facile : c'est moins ardu de trouver le bon mot, la bonne formulation. Je suis convaincu que si on compare les chansons de mes albums antérieurs avec celles de Nos histoires, l'évolution est évidente. »

Il est également vrai qu'il mise sur des sujets forts, puisés dans le fertile bassin de la vie : l'enfant abandonné par ses parents, un autre qui n'a pas été désiré, l'amour impossible, l'amour d'un enfant pour sa mère, les ruptures. Cent fois la même histoire ressort du lot par sa touchante histoire d'un enfant qui prend soin de sa mère atteinte de la maladie d'Alzheimer. Elle a également un aspect très spécial pour le chanteur, puisque sa propre mère a gravé sa voix sur l'enregistrement. Une façon, dit Maxime Landry, d'être sûr de ne jamais oublier la voix de sa mère. 

De nouveau avec Scott Price

Les arrangements de l'album sont l'oeuvre de Scott Price, qui a profité d'une pause dans les spectacles de Céline Dion à Las Vegas pour consacrer un mois à la réalisation de l'album, son troisième en compagnie de Maxime Landry. « J'étais sûr qu'il ne serait pas libre et je lui ai écrit pour lui dire que je m'ennuierais de lui au moment d'enregistrer. Il m'a alors proposé une période de disponibilité. Lui et moi, on se connaît tellement bien qu'il sait ce que je veux. Il a une intelligence particulière pour comprendre ce dont une chanson a besoin et il est aussi touché que moi par chacune des histoires qui ont fait les chansons de l'album. »

L'album, déjà en vente, est la première réalisation des Productions Le Veilleur, la maison de disque que Maxime Landry a fondée. Une autre corde à l'arc de ce touche-à-tout. 

POUR Y ALLER :

Le 30 novembre, 20 h

Maison de la culture de Gatineau

819-243-2525; salleodyssee.ca




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