L'ère Dolan et Nguyen au Gala cinéma Québec

La comédienne de la région, Emmanuelle Lussier Martinez,... (Courtoisie, Annie Éthier)

Agrandir

La comédienne de la région, Emmanuelle Lussier Martinez, obtient sa première nomination pour les prix Iris.

Courtoisie, Annie Éthier

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

En toute logique, Xavier Dolan et Kim Nguyen se feront la lutte au Gala cinéma Québec (ex-Jutra). Juste la fin du monde et Two Lovers and a Bear, présentés en première au Festival de Cannes, ont récolté 12 nominations chacun pour les Iris. Quant à la la Franco-Ontarienne Emmanuelle Lussier-Martinez, elle décroche une première nomination, dans la catégorie Meilleur rôle de soutien, pour sa prestation dans Les Mauvaises Herbes de Louis Bélanger.

Xavier Dolan, qui a remporté le Grand prix sur la Croisette, six prix Écrans et trois Césars, part largement favori. On peut même prévoir une razzia dans les catégories principales, ce qui va laisser des miettes aux autres films.

À peu de choses près, les deux longs métrages cannois se retrouvent nommés dans les mêmes catégories, dont celles du meilleur film et réalisation. Juste la fin du monde, de Dolan, n'a pas été retenu pour le meilleur scénario (une adaptation), mais sa distribution toutes étoiles s'illustre - seul Vincent Cassel, qui a pourtant remporté le prix Écran canadien du meilleur acteur de soutien, a été mis de côté. Autre incongruité, Dolan a été écarté du meilleur montage, qui lui a pourtant valu un César...

Dans ce drame familial d'un écrivain (Gaspard Uliel, meilleur acteur) qui rentre dans son village natal pour annoncer sa mort imminente, Léa Seydoux et Marion Cotillard batailleront pour le rôle de soutien. La grande Nathalie Baye, meilleure actrice, complète le portrait. Le film est aussi en lice pour le prix du public et le film s'étant le plus illustré hors Québec (une récompense assurée).

Les deux principaux interprètes de Two Lovers..., Dane DeHaan et Tatiana Maslany, sont aussi nommés aux prix d'interprétation. C'est toutefois à la direction artistique et au montage que le drame arctique de Nguyen s'est distingué aux prix Écrans.

André Forcier peut se réjouir que l'excentrique Embrasse-moi comme tu m'aimes récolte neuf nominations. Mais le vétéran cinéaste va sûrement froncer les sourcils en constatant son absence pour le meilleur film et la meilleure réalisation (une aberration). Louis Bélanger est d'ailleurs de la course dans ces catégories pour le très bon Les Mauvaises Herbes, aussi en lice neuf fois.

Le confidentiel mais superbe Avant les rues de Chloé Leriche n'est pas loin derrière avec huit possibilités de trophée, notamment meilleur film, scénario et réalisation. Anne Émond sera dans la course six fois pour Nelly.

Ce genre de gala contient toujours son lot de surprises. Ainsi, le caricatural Nitro Rush d'Alain DesRochers a quatre nominations alors que 1 :54, le prenant et populaire premier long métrage de Yan England, n'en a que deux, dont le prix du public (qui remplace le Billet d'or, qui était remis au film avec le meilleur box-office).

En tout, 25 longs métrages de fiction sur les 45 films éligibles  s'illustrent dans au moins une catégorie pour un prix Iris. L'ajout de six catégories, dont meilleure distribution et révélation de l'année, aide à un plus grand saupoudrage.

Côté documentaire, le touchant La démolition familiale de Patrick Damien, primé deux fois au Festival de cinéma de Québec (FCVQ), n'obtient qu'une seule mention pour le meilleur montage.

Le gala sera diffusé le dimanche 4 juin, à 20 h, sur les ondes de Radio-Canada. La décision de déplacer l'événement presque au début de l'été à susciter de la grogne et des grincements de dents. Ses organisateurs souhaitent qu'il ait un meilleur retentissement. Un pari risqué...




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer