Gabrielle Goulet lance Elle Sait

Gabrielle Goulet, qui prenait part au spectacle des... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Gabrielle Goulet, qui prenait part au spectacle des 20 ans de SOS Montfort, lance son nouvel album ce vendredi à Plantagenet.

Etienne Ranger, Le Droit

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Gabrielle Goulet lance son tout nouvel album, Elle sait, ce vendredi, à 12 h 30, depuis l'école secondaire catholique de Plantagenet, dont est issue la chanteuse. À son concert assisteront, par le truchement d'internet, une trentaine d'écoles primaires et secondaires de l'Est ontarien, du Québec, d'Acadie et de l'Aberta.

La prestation ne sera pas accessible au grand public, mais la Franco-Ontarienne envisage de lancer son disque - à Montréal, vraisemblablement - après son retour de Nashville. Car Gabrielle Goulet s'envolera à la mi-avril pour le berceau de la musique country afin de participer à un stage d'écriture de 10 jours. Ce stage accompagnait le Prix de la chanson de l'année SOCAN, qu'elle a gagné l'an dernier grâce à la chanson Juste toi... qui figure en bonne place sur ce nouvel album.

On retrouve d'ailleurs sur Elle sait les cinq chansons de Ton garage, un ep paru en mars 2016. S'y greffent cinq nouveaux morceaux qui puisent dans la même veine pop-country, mâtinée de dobro (manipulé par John Anthony) et de violon rural (tenu par Jean-Philippe Goulet, de Swing). Comme les cinq précédentes, ces chansons ont été réalisées par le « très talentueux » compositeur montréalais John Nathaniel (collaborateur de Marie-Mai, Marc Dupré et auteur du hit Pacebo d'Alexe Gaudreault). 

Gabrielle Goulet s'éloigne sensiblement du folk-pop pour ados qu'elle explorait sur son premier disque, Papillon (2013).

Ces dernières années, elle s'est remise à écouter beaucoup de country, style qui a bercé son enfance : « c'est pas mal ce que tout le monde écoutait autour de moi : ma grand-mère, mes parents, mon frère jumeau... En fait, à Bourget, tout le monde écoute du country. »

« J'aime ce bon sentiment qui se promène, quand tu écoutes de la musique country. Ça me rend heureuse. Et j'ai voulu partager ça. » 

C'est donc elle qui, tout naturellement, apporte aux compositions une « petite saveur country », tandis que « John Anthony amène le côté pop. Les deux ensemble, ça donne quelque chose d'assez spécial », partage-t-elle. John Nathaniel ajoute quant à lui « un petit côté edgy ». Confère aux chansons ce « mordant » susceptible d'ouvrir les portes des radios commerciales. « Il est allé chercher creux en moi ce côté un peu plus dark » qu'on retrouve notamment sur Plus rien à se dire, estime Gabrielle Goulet.

Cette chanson amère fait le bilan d'une relation « qui ne mène nulle part ». Autre constat d'échec amoureux, la jolie Perdu l'envie, qui ouvre le disque, lui fait écho. 

Les textes creusent essentiellement « les relations » humaines. Le couple et les déceptions amoureuses, en particulier. 

« J'ai passé deux ans difficiles, avec cette vie d'adulte qui commençait pour moi. Deux ans d'essais-erreurs et de bâtons dans mes roues. Je me demandais souvent comment j'allais payer mes bills, et si j'avais fait le bon choix de carrière. »

Au stress lié à la précarité de sa vie d'artiste se sont ajoutés les échecs de sa vie sentimentale. « Je tombais toujours entre de mauvaises mains. Avec des personnes qui voulaient être en couple pour de mauvaises raisons. »  

Sur disque, on la sent plus en confiance. En contrôle. Et beaucoup plus libre, qu'à l'époque de Papillon, quand elle voletait entre deux âges... et deux publics cibles. 

« J'ai enfin accepté que je vieilissais. Accepté que je voulais faire de la musique qui s'adresse autant aux ados qu'aux adultes », avoue la demoiselle de 24 ans. Sur Comme avant, elle chante justement qu'elle est prête à tourner la page, en dépit de sa « tendance à rester pognée dans le passé ».

Rassérénée par « la chose qui me fait vibrer : la musique », la voilà fin prête à partir en tournée, en compagnie de ses fidèles complices de scène : John Anthony, Adam Lalonde (batterie) et Nathan Da Sylva (basse).




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