38e Salon du livre: intime, public... et populaire

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Le 38e Salon n'a peut-être pas attiré plus de livres, mais il y avait «plus d'auteurs sur place, plus de programmation», note la directrice générale Anne-Marie Trudel.

Martin Roy, Le Droit

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La 38e édition du Salon du livre de l'Outaouais (SLO) a connu un succès d'achalandage durant les quatre jours qu'a duré l'événement.

Tous les chiffres ne sont pas compilés, mais la direction du SLO a constaté une croissance du nombre de visiteurs sur l'année dernière.

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Anne-Marie Trudel, directrice générale du Salon

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Anne-Marie Trudel, directrice générale du Salon, était visiblement heureuse de voir les adultes et les enfants fréquenter en aussi grand nombre ce rendez-vous annuel au palais des congrès de Gatineau.

« Venir au Salon du livre, c'est un événement. Oui on déambule, on se procure des livres, mais c'est aussi un lieu de découvertes et de rencontres », a résumé Mme Trudel, dimanche.

Si le SLO reste confiné dans les locaux du palais des congrès, il prend de l'expansion en termes de programmation.

« Il n'y a pas plus de livres au Salon cette année que les années précédentes, mais il y a plus d'auteurs sur place, plus de programmation. La mission du Salon du livre est de faire aimer la lecture, les auteurs et les livres », a indiqué Mme Trudel.

Il y a eu au total quelque 170 activités sur scène, allant de rencontres avec des libraires aux ateliers de bandes dessinées, en passant par des entretiens avec les auteurs, des lectures de contes, notamment. Le SLO comptait cette année un nouvel espace d'animation où les visiteurs pouvaient être tout près des invités. Plus de 500 auteurs étaient présents, et près de 470 maisons d'édition étaient représentées.

La tournée jeunesse a connu un énorme succès alors que 12 500 élèves ont soit visité le salon ou ont reçu un auteur dans leur classe.

Chance unique

Fanny Lachambre, de l'Association des auteures et auteurs de l'Outaouais, a signalé que le Salon du livre de l'Outaouais constitue une chance unique de faire connaître à la population les créateurs de la région. Elle observe néanmoins une baisse dans la vente des livres depuis deux ou trois ans, mais pas de façon alarmante.

« Je crois que les gens lisent beaucoup, mais peut-être qu'ils sont plus sélectifs. Avec les temps qui courent, on devient peut-être un peu moins dépensiers avec les loisirs puisqu'on a déjà tant à payer de l'autre côté. On se prive des petits plaisirs, et les livres ça a toujours été les petits plaisirs », a expliqué Mme Lachambre.

« Mais ça attire notre attention. Il faut déterminer ce qu'on doit faire d'un peu plus vivant pour stimuler les ventes et attirer davantage la visibilité », a-t-elle continué.

« Il faut s'outiller davantage, être plus moderne et accessible », a reconnu Mme Lachambre, précisant que l'Association s'est dotée du dispositif de paiement électronique Square pour les ventes, qu'un nouveau site internet est en développement et qu'il faut participer à encore plus de salons.

« Nous sommes en bonne santé, nos membres sont en bonne santé. L'idée est de développer davantage d'occasions de réseautage, davantage d'échanges avec les régions afin d'accueillir leurs auteurs et que les nôtres aillent dans les régions. On se serre les coudes entre les régions. On s'offre ainsi des vitrines additionnelles. Nous restons ainsi plus vivants. Dans le fond, c'est d'innover, d'accepter de sortir de chez soi. C'est essentiel d'être aussi vivant que le livre l'est », a  affirmé Mme Lachambre.

Éric Mathieu primé

Le prix littéraire Émergence 2017 de l'Association des auteures et auteurs de l'Ontario français (AAOF) a été remis à Éric Mathieu pour son roman Les suicidés d'Eau-Claire racontant l'histoire de la famille Corbin qui vit un retour difficile en France après un long séjour à l'étranger.

« Nouvelle plume à découvrir, a noté le jury, Éric Mathieu fait de la littérature un lieu de réflexion sur le passage des frontières non seulement entre la réalité et la fiction, mais aussi entre les genres et les langues, son roman intégrant la poésie, le conte algonquin, la parole musicale, les passages bibliques, le français, l'anglais, l'allemand, voire la formule mathématique ».

Le prix est accompagné d'une bourse de 1500 $ ainsi que d'un montant équivalent destiné à la promotion de son oeuvre. 

La 39e édition du Salon du livre de l'Outaouais se tiendra du 1er au 4 mars 2018.




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