Un «grand pas en avant» pour l'ESTacade

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La salle Desjardins étant située dans une école, y offrir une programmation familiale «plus étendue» incluant cirque et théâtre jeunesse ferait partie des options envisagées par le c.a. du Carrefour culturel ESTacade.

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Un «grand pas en avant» vient d'être franchi par le Carrefour culturel ESTacade du secteur Buckingham: il est aujourd'hui reconnu par la Ville de Gatineau comme diffuseur professionnel.

«Cette reconnaissance, on l'attendait depuis longtemps! Nous devenons ainsi le premier diffuseur professionnel dans le comté de Papineau et nous permettons à la Ville de Gatineau de rendre la culture accessible sur l'ensemble de son territoire», se réjouissait le directeur général de l'organisme, Hugo Parisien.

Les élus gatinois ont adopté à l'unanimité la résolution du conseiller de Masson-Angers, Marc Carrière, mardi soir. «Cette demande attendait une réponse depuis 13 ans», a indiqué ce dernier, parlant d'«un grand pas en avant» pour l'importance de la diffusion artistique dans l'Est.

Cette reconnaissance de la Ville s'avère cependant théorique, étant donné qu'elle n'encourt pour le moment aucun engagement financier. «Ça va toutefois permettre à l'ESTacade d'entamer des démarches afin d'être reconnue par le ministères des Arts et de la Culture pour ensuite avoir accès à des programmes de subventions du provincial», a précisé M. Carrière.

«Ce nouveau statut nous permettrait de profiter nous aussi des différents programmes de soutien aux diffuseurs du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) pour augmenter notre offre culturelle», a confirmé Hugo Parisien.

Il n'est cependant pas question d'entrer en compétition avec les autres diffuseurs de la Ville. M. Parisien aspire plutôt à voir la programmation de la salle Desjardins devenir un «complément plus étoffé» à celles des salles Odyssée et Jean-Desprèz, au Cabaret La Basoche et au Théâtre de l'Île. Une programmation familiale «plus étendue», notamment les soirs et les fins de semaine, ferait partie des plans. «Comme notre salle se trouve dans une école secondaire, ça coule de source, a-t-il soutenu. On pourrait donc ajouter du cirque et du théâtre jeunesse, par exemple.»

La présentation de spectacles d'humour en rodage, comme celui de Dominique et Martin à l'horaire le 7 avril, «serait aussi un autre option».

«Nous avons déjà discuté avec nos interlocuteurs des autres salles municipales pour développer des créneaux d'expertise bien à nous», a ajouté Hugo Parisien, citant en exemple la musique country, «peu programmée en salles dans la région».

De plus, avec ses 450 places, la salle Desjardins représenterait «une alternative intéressante» pour certains artistes et types de production, entre les 250 sièges de la salle Jean-Despréz et les quelque 800 places de la salle Odyssée.

«La Ville a tout à gagner à mettre sur pied un comité de programmation qui nous réunirait tous autour d'une même table», a-t-il enchaîné.

Le directeur général de la Maison de la culture de Gatineau, Steve Fournier, voit pour sa part d'un «très bon oeil» la possibilité que l'ESTacade accède au statut de diffuseur professionnel.

«Nous avons été consultés par la Ville à ce sujet et nous considérons que si l'ESTacade réussit à obtenir le soutien financier du CALQ, c'est le public de la région qui en bénéficiera», a-t-il fait valoir.

Avec Mathieur Bélanger

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