2016: l'art comme refuge salutaire

Robert Lepage a la capacité de nous impressionner... (Courtoisie, TNM)

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Robert Lepage a la capacité de nous impressionner toujours, de se renouveler au point de demeurer la référence théâtrale québécoise après des décennies.

Courtoisie, TNM

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Au crépuscule de l'année, à l'heure où chacun s'apprête à de rituelles agapes, l'indémodable bilan me pousse à revoir le menu des 12 mois passés. Un constat : la vie culturelle offre, plus que jamais, un refuge salutaire à l'immédiateté haletante de l'actualité. Deuxième constat : il aura fallu mouiller sa chemise plus d'une fois au cours des derniers mois, et ce sont certainement ces journées d'implication sur le terrain que je chéris le plus.

Côté cour et jardin

Philippe Carbonneaux assistant metteur en scène de la... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit) - image 3.0

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Philippe Carbonneaux assistant metteur en scène de la pièce Ça ira, fin de Louis, en compagnie de la journaliste Maud Cucchi

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

Revenons, parce que c'est le moment, à ma participation dans la pièce Ça ira, fin de Louis de Joël Pommerat, présentée au Centre national des arts en mars dernier. Une série de chroniques « de l'intérieur », à partir de mon expérience de figurante - ou plutôt, de « force vive ». L'artisanat de la mise en scène et du jeu, son labeur quotidien et sa vitalité trempée dans la camaraderie ont été une source d'inspiration hors pair pour écrire. La (re)découverte de l'esprit de troupe si brûlant, si vivant et galvanisant, aussi.

En avant la musique

Mouiller sa chemise, littéralement, à Cuba, au milieu de dizaines de milliers de spectateurs intrigués. De ces événements que l'on peut difficilement rater, le concert des Rolling Stones à La Havane en était. Historique, attendu, monumental : les hyperboles ne manquent pas. Reste mon souvenir impérissable d'avoir participé à un jalon de l'histoire rock (et cubaine) ; revécu avec émotions lors de la projection du concert au cinéma. Mais le DVD fait aussi son effet.

Half Moon Run était en specatle au Bluesfest.... (Etienne Ranger, Archives Le Droit) - image 4.0

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Half Moon Run était en specatle au Bluesfest.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

En matière de musique, certaines valeurs sûres ont confirmé leur réputation scénique : Half Moon Run, au Bluesfest, ou ma délicieuse impression de régresser en groupie. Mais aussi l'inénarrable Robert Charlebois et son Rock'Oustic endiablé à la salle Odyssée. Et les autres, à voir ou revoir : hypnotisée par la virtuosité sans chichis du pianiste québécois Charles Richard-Hamelin, récompensé au prestigieux concours Chopin de Varsovie. Effondrée - comme toute la salle d'ailleurs - au concert Secret Path où Gord Downie chantait peut-être ses dernières notes sur scène. Une ode à la vie et à l'instant présent, à saisir de toute urgence !

Pas de deux, entre fulgurances et truculence

Difficile de mentionner toutes les fulgurances scéniques vues cette année... très fréquentes en danse (des claquettes hors pair de Michelle Dorrance aux moments de grâce géniaux chez Sidi Larbi Charkaoui, sans oublier la beauté toute délicate des danseurs chinois du Shanghai Ballet), fulgurances toujours surprenantes au théâtre. Chez Robert Lepage, et sa capacité à nous impressionner toujours autant, à se renouveler au point de demeurer la référence théâtrale québécoise après des décennies. Ou encore chez les drolatiques Chiens de Navarre et leur Christ (à la langue) bien pendue.

Le photographe Rip Hopkins lors de son pasage... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit) - image 5.0

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Le photographe Rip Hopkins lors de son pasage dans la salle de rédaction du Droit.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

Accueillir le truculent photographe Rip Hopkins au sein de notre rédaction à l'occasion d'une entrevue/séance photo pour l'exposition Canada Canada (dont Le Droit fera partie) restera aussi dans les annales... et les archives du journal !

Enfin, mon implication sur le terrain aura pris encore un autre sens grâce à notre série de portraits sur les décideurs culturels : une façon d'aller y voir de plus près, de sonder, sur place, leur univers pour mieux le comprendre. Et parfois, la surprise de devoir faire l'entrevue au beau milieu de la scène, ou de découvrir la simplicité d'illustres bureaux sans décorum (« le chalet » de Mélanie Joly au parlement, par exemple). Sur quels nouveaux paysages ces dirigeants voudront-ils ouvrir la porte ? Réponse en 2017...

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