Donner des mots aux suivants

«Il ne s'agit pas de rencontres autour de... (Courtoisie)

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«Il ne s'agit pas de rencontres autour de nos oeuvres respectives, mais bien de partage autour du projet de quelqu'un d'autre», explique la slameuse et auteure jeunesse, Annie St-Jean.

Courtoisie

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Vingt et un auteurs répartis dans sept commerces de la rue Eddy, secteur Hull, ce samedi. Entre 10 h et 16 h, les « Donneurs de mots » y recevront ceux et celles qui en ont besoin, que ce soit pour amorcer ou pour mener à terme leur propre projet d'écriture.

Le concept est citoyen : donner l'occasion à une vingtaine d'auteurs établis de la région de rencontrer des gens qui portent en eux un désir d'écrire (qui un slam, qui ses souvenirs, qui un roman, qui une chanson, qui une lettre, etc.) et ce, dans divers lieux publics (chez un fleuriste, dans un salon de thé ou une boutique de vêtements et accessoires...).

« L'idée, c'est de faire voir et vivre l'écriture autrement, dans un environnement non traditionnellement associé à la littérature », fait valoir la slameuse et auteure jeunesse Annie St-Jean, qui est aussi l'une des porte-parole de cette première édition des Donneurs de mots.

Ainsi, l'auteure jeunesse Andrée Poulin attendra les intéressés au restaurant La Belle Verte, de midi à 14 h alors que le poète Michel Côté sera installé à la boutique Le Local de 14 h à 16 h, par exemple. Et pendant que la poète et grande voyageuse Julie Huard donnera rendez-vous aux gens à la boulangerie Kulture Foods, de midi à 14 h, le biographe François-Xavier Simard fera de même chez Bella art floral, de 14 h à 16 h, entre autres.

« On espère aussi mettre de la vie dans le Vieux-Hull, d'une façon différente, soutient Annie St-Jean. On a suggéré aux commerçants participants de placer des tables et des chaises, en fonction de l'espace des lieux, afin de créer un espace propice à l'échange. »

La slameuse et auteure jeunesse se prépare à « gérer ça comme ça vient », mais néanmoins munie de quelques-uns de ses plus précieux outils de travail, comme ses dictionnaires des rimes et des cooccurrences.

« Il y a quelque chose de convivial et de spontané, dans cet événement. Non seulement parce qu'il s'agit d'une activité qui est offerte gratuitement, mais surtout parce ce n'est pas aussi intimidant que de s'inscrire à un atelier d'écriture de plusieurs heures, où certaines personnes craignent parfois de ne pas être au même niveau que les autres, et qui préfèrent alors passer leur tour. »

Pour Mme St-Jean, l'occasion était donc trop belle pour ne pas être de la fête.

« Il ne s'agit pas de rencontres autour de nos oeuvres respectives, mais bien de partage autour du projet de quelqu'un d'autre, que ces personnes nous soient connues ou inconnues. Nous serons là en tant que scripteurs, pour aider, guider, donner des trucs et des conseils, tout simplement. » 

Histoire de pouvoir correspondre au plus grand éventail possible de besoins des aspirants écrivains, les organisateurs ont ratissé large dans le bottin de l'Association des auteurs et auteures de l'Outaouais (AAAO). Du biographique à l'historique, du jeunesse à la poésie, du récit à l'essai, « on a voulu rassembler la plus grande variété de forces de nos membres et de genres littéraires », conclut Mme St-Jean.

Céline De Guise, Chantal Desrochers, Daniel Paradis, Fanny Lachambre, Gaëtan Lavoie, Guy Jean, Jean Pierre Girard, José Claer, Lise Careau, Lysette Brochu, Mélanie Rivet, Michel Lavoie, Raymond Ouimet, Serge Cham et Sonia Cotten sont les autres auteurs qui donnent rendez-vous aux aspirants écrivains afin de leur prêter une plume pour écrire leurs propres mots.

Pour y aller

Ce samedi, de 10 h à 16 h

Divers commerces de la rue Eddy

facebook.com/associationdesauteursetauteuresdeloutaouais

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