Consultations fédérales sur la culture canadienne à l'ère du numérique

La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Terry Pedwell
La Presse Canadienne

Afin d'adapter la politique culturelle fédérale aux «réalités du numérique», la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, lance une nouvelle phase de consultations, cette fois sur le contenu canadien, un sujet où les avis sont déjà très partagés.

Certains acteurs du milieu culturel canadien estiment que les politiques actuelles du gouvernement fédéral freinent leurs élans créatifs, alors même que les oeuvres canadiennes sont écrasées par des géants comme iTunes ou Netflix.

Dans son document de consultation, le ministère fédéral prévient déjà que le nouveau modèle «doit à la fois respecter les choix que font les citoyens et soutenir la création de contenu».

Le gouvernement libéral ne souhaite pas réglementer le contenu sur internet, mais plutôt «se concentrer sur la meilleure façon d'appuyer les créateurs et entrepreneurs culturels du Canada pour qu'ils créent du contenu qui se démarque» et affrontent la concurrence mondiale.

Dans un questionnaire en ligne auquel ont répondu près de 10 000 Canadiens, les participants étaient appelés à identifier les principaux défis que doit affronter le milieu culturel à l'ère du numérique. Les répondants ont surtout évoqué la concurrence étrangère et la spécificité culturelle canadienne sur internet.

Les «entrepreneurs culturels», par contre, ont soulevé surtout des questions de financement et de subventions gouvernementales, selon le professeur Michael Geist, de la faculté de droit de l'Université d'Ottawa.

«(L'industrie) met l'accent sur l'argent, alors que le citoyen met l'accent sur le contenu», résume le professeur Geist, spécialiste de la propriété intellectuelle et du commerce en ligne.

Le questionnaire se penchait aussi sur les barrières que doivent affronter les créateurs canadiens pour percer le marché. Le public blâmait la perception selon laquelle les oeuvres canadiennes sont moins bonnes. Les «entrepreneurs culturels», quant à eux, déploraient le fait que les consommateurs s'attendent maintenant à du contenu gratuit, et estimaient que le soutien des gouvernements n'est plus adéquat.

Selon le professeur Geist, la population semble assez d'accord avec les objectifs avancés par la ministre Joly: produire plus de contenu canadien et mieux le mettre en valeur. «La différence entre le public et les entrepreneurs culturels est assez tranchée», dit-il.

Les Canadiens peuvent participer à la consultation jusqu'au 25 novembre.

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