Quand Shatner fait Pop

William Shatner est né à Montréal en 1931.... (Archives, Associated Press)

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William Shatner est né à Montréal en 1931.

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L'événement sera l'occasion non seulement de pouvoir obtenir un autographe et de se faire prendre en photo en sa compagnie, samedi, mais aussi de lui poser directement des questions sur sa carrière, lors d'une soirée spéciale, vendredi.

«Bonjour, comment ça va?» demande en français William Shatner, lorsqu'il prend l'appel du Droit à l'heure convenue, à Los Angeles.

Quand on lui renvoie la question, il répond: «Muy... bien». Le natif de Montréal, aujourd'hui âgé de 84 ans, éclate de rire dans la foulée du dernier mot, qu'il prononce avec un accent à mi-chemin entre espagnol et français.

«Je n'ai plus autant d'occasions de parler français, ici. Ce qu'il me reste de français a donc tendance à se transformer en espagnol», s'excuse-t-il... en anglais.

Entrevue autour du succès du personnage culte qu'il a incarné à la télévision et dans sept des longs métrages de la franchise au cours des 50 dernières années et de Star Trek; sur ses projets d'écriture et son prochain passage dans la capitale.

Le «beau» james

Comment expliquer que le capitaine de l'Enterprise ait tant marqué l'imaginaire du public?

«Il faut se rappeler que James T. Kirk était un homme particulièrement beau, en plus d'être dynamique et intelligent!» clame William Shatner en rigolant de nouveau, à l'autre bout du fil.

«Plus sérieusement, Kirk était le Lancelot de l'équipage, un héros humain, avec ses forces et ses faiblesses, reprend l'octogénaire. C'est pourquoi les gens se sont attachés à lui, à mon avis.»

Le phénomène Star Trek

Au moment où la série américaine Star Trek entreprend d'explorer de nouvelles frontières, au petit écran, en 1966, il faut se rappeler que l'homme n'a pas encore marché sur la Lune.

«La magie de Star Trek tient justement à ça: à cet espace dont on ne connaît toujours pas grand-chose, finalement. À cette possibilité que des petits hommes verts habitent une autre planète... ou pas! lance-t-il. Tant d'inconnu nourrit l'imaginaire et ce qu'on peut sans contredit appeler un véritable phénomène, dans le show-business, puisqu'on vient d'annoncer une nouvelle série télé pour 2017.»

S'écrire des rôles, au cas où...

William Shatner écrivait déjà, lorsqu'il étudiait au Canadian Repertory Theater d'Ottawa, dans les années 50.

«Les artistes vivent dans la peur constante d'être mis à pied, de ne pas retrouver de boulot.»

Il a ainsi ajouté à ses cordes de comédien (et de chanteur) les rôles de scénariste et réalisateur à la télé (Hooker) et au cinéma (Star Trek 5: L'Ultime Frontière). «À chaque fois qu'on m'a permis de tester mes capacités à d'autres niveaux, j'ai maximisé ces chances en développant de nouvelles compétences.»

C'est d'ailleurs lors d'une grève des scénaristes à Hollywood qu'il s'est mis à l'écriture romanesque, développant une série de titres en lien avec Star Trek.

«J'ai un nouveau roman qui doit justement sortir l'an prochain. Dans chacun, je m'écris un rôle, au cas où on en ferait une adaptation quelconque. De toute façon, ils sont tous écrits comme des scénarios de films! Mais il va sans dire que d'un bouquin à l'autre, ce personnage vieillit un peu, histoire de coller à une certaine réalité!» confie le principal intéressé, mi-figue, mi-raisin.

Une soirée en sa compagnie

L'entretien avec William Shatner est en quelque sorte à l'image de la soirée que ceux qui se sont procuré des billets pour l'événement spécial de vendredi au Centre EY auront droit. L'octogénaire n'hésite pas à profiter d'une question pour partir dans plus d'une direction... et pas nécessairement celle prévue.

«Ce type de soirée me permet de faire souvent du coq-à-l'âne autour d'un sujet, de raconter des anecdotes qui n'ont pas toujours un lien avec la question initiale. Je me laisse porter par l'ambiance, la réaction des gens», explique-t-il.

Ainsi, s'il préfère Frank Sinatra au commandant Chris Hadfield comme chanteur, il admire ce dernier: «C'est un grand homme, un esprit brillant. Il ferait d'ailleurs un malheur en politique, selon moi.»

Dans le même ordre d'idée, il dit admirer le nouveau premier ministre Justin Trudeau, allant même jusqu'à le comparer à «un héros pour le Canada», et ce, même s'il admet ne pas avoir voté aux dernières élections, bien qu'il soit toujours détenteur d'un passeport canadien.

Dans ces conditions, que veut dire être Canadien pour William Shatner? «Si manger de la poutine y est pour quelque chose, alors je suis un fier Canadien!» déclare-t-il en riant de plus belle.

Pour y aller

Quand: Le 20 novembre, 19 h 15

Où: Centre EY d'Ottawa

Renseignements: ottawapopexpo.ca

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