Les promesses de Weezer

Weezer a fait voyager la foule sur sa... (ETIENNE RANGER, LeDroit)

Agrandir

Weezer a fait voyager la foule sur sa planète, mercredi soir sur la grande scène du Bluesfest.

ETIENNE RANGER, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Les vieux routiers de Weezer ont rempli leur promesse: faire voyager la foule jusqu'à leur planète, hier soir, au Bluesfest. Une planète sur laquelle leur W lumineux, seul élément de décor, voulait aussi dire We Are All On Drugs - ou presque: la vraie comme la musique, planant toutes deux sur les plaines Le Breton.

S'il flottait de forts effluves d'herbe au-dessus de la foule compacte, les dizaines de milliers de spectateurs massés au pied de Rivers Cuomo, Patrick Wilson, Brian Sell et Scott Shriner se sont avérés plutôt sages, au final. On aura vu un seul spectateur se payer un petit tour de «crowd-surfing» en cours de route.

Weezer l'aura été aussi, d'ailleurs, proposant un tour de chant d'environ 80 minutes et retraitant près d'un quart d'heure avant le couvre-feu établi à 23 h par la loi.  

Les gens ont plutôt savouré chaque note de chaque chanson offerte en rafale par la formation. Répondant notamment à l'appel du chanteur quand est venu le temps de reprendre en choeur les «Oh, Oh, Oh, Oh» de Perfect Situation ou encore les «Eh, Eh» d'Island In The Sun.

En enchaînant avec aplomb My Name Is Jonas et Hash Pipe d'entrée de jeu, les quatre musiciens avaient mis la table pour une soirée où la nostalgie était à l'honneur.

Sa six-cordes turquoise bardée d'autocollants à la main, arborant un veston orange ouvert sur une chemise verte à carreaux et ses incontournables lunettes noires de (faux) «nerd», Cuomo était particulièrement en voix. Say It Ain't So et Buddy Holly ont résonné haut et fort. Même chose pour Undone, interprétée en rappel, dans une finale réunissant tout le monde autour de la batterie de Wilson.

Comme une boîte à surprises

Ayant précédemment attiré son propre public, Marianas Trench a offert une prestation décoiffante. Au point d'en essouffler le chanteur Josh Ramsay, qui a semblé à bout de souffle et a perdu le contrôle de sa voix à quelques reprises. À sa décharge, il a compensé ces lacunes en se démenant sur scène et à portée de mains des fans agglutinés aux premiers rangs tel un (sympathique et échevelé) diable sorti de sa boîte à surprises.

C'est d'ailleurs de cette façon qu'il est apparu sur scène, avant d'y être rejoint par ses complices Mike Ayley (basse), Ian Casselman (batterie) et Matt Webb (guitare).

Misant sur une mise en scène dans l'esprit de leur plus récent album Ever After, Marianas Trench a voulu établir une ambiance de conte par des projections narratives. Si la première a établi le contexte d'agréable façon, les deuxième et troisième ont paru un peu longues pour une prestation extérieure, cassant le rythme établi.

Cela dit, le quatuor de Vancouver a principalement misé sur ses titres les plus énergiques (de Desperate Measures à Stutter; de Celebrity Status à Haven't Had Enough) pour faire danser, chanter et crier leurs admirateurs. Ces derniers s'en sont donné à coeur joie dès les premières mesures de All To Myself, livrée dans la foulée d'Ever After, en ouverture de spectacle. La bande ne s'est toutefois pas empêché d'offrir la ballade Beside You en guise de «moment romantique», comme l'a qualifié le chanteur. Qui a ensuite livré, lors du premier rappel, une version acoustique de Good To You, s'accompagnant seul à la guitare, mais profitant aussi des milliers de choristes présents devant lui pour donner une autre dimension à la pièce.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer