Deux rives, une seule musique

Au fil de la rivière avec Luce Dufault

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Luce Dufault anime le volet musical de Deux rives, une seule musique.

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Luce Dufault ajoute une corde à son arc samedi. C'est à elle que le metteur en scène Denis Bouchard a confié l'animation du volet musical de Deux rives, une seule musique (2R1SM), le mégaspectacle musical donné - gratuitement - au parc Jacques-Cartier en l'honneur de Samuel de Champlain et de son bivouac sur les berges de l'Outaouais.

La rivière des Outaouais, qui est au centre du spectacle, est aussi au coeur des souvenirs de Luce Dufault. Elle était donc la personnalité idéale pour apporter à la soirée une touche de sensibilité vécue.

Excitée et intimidée

Après le volet historique, qui mettra en valeur la communauté algonquine de Kitigan Zibi, Luce Dufault prendra le micro pour ouvrir la deuxième partie en interprétant L'étoile d'Amérique, de Claude Léveillée, vêtue dit-elle d'une robe digne d'une « princesse de la grande rivière »

Elle entonnera ensuite un de ses grands succès, Des milliards de choses, « texte qui évoque l'espoir, la fête et un espace » géographique à peupler de cent mille enfants. « Je pouvais d'autant moins résister que c'est Daniel Lavoie qui m'a offert cette musique-là, et qu'il fait partie du spectacle », confiait-elle au téléphone, mercredi, à l'issue d'une ultime répétition de 2R1SM à Montréal.

Mme Dufault a également prévu un duo avec l'un des invités. Plus d'une quinzaine d'artistes se relaieront sur scène, au cours d'un spectacle qui devrait durer trois heures. « C'est un honneur pour moi de les présenter, car je suis une grande fan de tout le line-up. Je me sens excitée, mais un peu intimidée aussi. »

Le lieu des premières fois

« Chacun des artistes chantera une, ou parfois plusieurs, de ses chansons incontournables », tandis qu'elle évoquera, entre les notes, son attachement pour la région, en distillant au fil de l'eau ses souvenirs d'enfance et d'adolescence.

« Beaucoup de mes interventions sont des anecdotes liées avec le fait que j'ai habité des deux côtés de la rivière. Née en Ontario, j'ai été balancée de l'autre côté, à 11 ans. C'est là que j'ai goûté solide à cette culture québécoise que j'ignorais complètement [...] et qui m'est tombée dessus comme un immense cadeau », dit-elle en évoquant encore les têtes d'affiches qu'elle aura « la chance de côtoyer » ce soir.

« Je vais parler de ces deux côtés qui font partie de moi, et avec lesquels je vis très bien », explique la chanteuse qui conserve « beaucoup de ports d'attache dans la grande région de l'Outaouais», où elle a de la parenté sur les deux rives.

« La marina d'Aylmer, par exemple, c'est pour moi le lieu de beaucoup de grandes premières, comme la Saint-Jean et toutes sortes de choses qui se passent pour la première fois à l'adolescence. » Des premières bêtises, s'autorise-t-on à demander ? « Je ne peux pas tout raconter », de répondre la chanteuse qui est passée par la polyvalente Grande Rivière.

Elle n'a pas osé écrire elle-même ses interventions, « car j'ai toujours du mal à me ramasser, mes anecdotes sont toujours trop longue; ça me fait penser à telle chose et telle autre et ça ne finit plus », indique-t-elle en riant. « Je me suis racontée à Denis [Bouchard], ainsi qu'à une de mes amies, professeure à Saint-Joseph. On est parties à la pêche et je lui ai raconté mes histoires pendant qu'on attendait la truite ; elle a ensuite tout réécrit ça joliment, bien mieux que je n'aurais pu le faire. Là, on vient de retravailler ça avec Denis, pour condenser encore un peu. »

C'est également lui qui signe les interventions présentant les autres artistes.

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