L'indéfinissable charme de Royal Wood

Le chanteur canadien Royal Wood sera de passage... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le chanteur canadien Royal Wood sera de passage au CNA en fin de semaine.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Royal Wood vient offrir au public de la capitale fédérale les chansons de son plus récent album, We Were Born To Glory, lui qui n'avait pas réussi à inclure Ottawa à l'agenda du Glory Tour qui l'a mené jusqu'en Grande-Bretagne, l'an dernier. «J'adore le Centre national des arts et je suis ravi d'y être de retour», sourit le chanteur et pianiste ontarien, qui sera accompagné de quatre musiciens.

Les mélodies pop, mais soul, et les thèmes abordés dans son quatrième album studio témoignent de la maturité d'un artiste qui a su s'éloigner des ballades qui ont fait son succès, tout en continuant d'emprunter aux crooners un indéfinissable charme. Et chez qui la sagesse n'a pas sacrifié l'émerveillement.

Royal Wood était en nomination aux derniers prix Juno, à titre de songwriter (auteur-compositeur) de l'année, et sa réputation ne cesse de croître, même si, au Québec, on connaît davantage sa femme, la chanteuse et pianiste Sarah Slean, ontarienne et francophile qui sera d'ailleurs de passage au CNA le 1erfévrier prochain - que son répertoire à lui.

«Je suis quelqu'un de très privé, un insulaire, tandis que Sarah est mon opposée, très extravertie. Elle me montre des trucs, mais je ne lui joue pas mes chansons; nous n'avons pas ce genre de relation. Nous sommes un peu impliqués dans le processus créatif de l'autre, mais en périphérie; nous préférons nous laisser mutuellement exister artistiquement, chacun avec sa muse, pour créer ce qu'on a besoin de créer...»

We Were Born To Glory, qu'il a coproduit avec son guitariste Dean Drouillard, est «le reflet d'une vie au «rythme plus calme, passé la trentaine, marié, à observer grandir les enfants de mon frère, mes parents vieillir, et enterrer mes grands-parents. J'ai le temps de l'examiner, cette vie, d'être véritablement présent, de poser des questions... alors que, dans la vingtaine, tout reste flou» car les choses vont très vite.

Pour ce disque, sur lequel il dit avoir cherché à explorer les frontières et les transcender, il a composé plus de cinquante chansons, jaillies en un rien de temps. «L'album précédent, The Waiting, a connu un grand succès et j'ai été appelé à tourner constamment au Canada, aux États-Unis, en Europe... alors, je n'ai plus rien créé pendant un bon bout de temps et ç'a fait un goulot d'étranglement, je crois, car quand je me suis remis à écrire, en m'installant à Montréal, il s'est produit une déferlante de tout ce qui s'était empilé et qui avait besoin de sortir. Et c'était beaucoup plus énergique, plus joyeux, que tout ce que j'avais fait jusque là.»

«Les autres chansons éliront peut-être domicile sur un futur album...» S'il ne les a pas conservées, «ce n'est pas parce que ces chansons ne méritaient pas d'être entendues, mais simplement parce que qu'elles ne racontaient pas l'histoire que je voulais raconter, musicalement; elles ne complétaient pas le tableau que je voulais brosser. Celles qui m'enthousiasmaient le plus étaient celles qui posaient ces questions sur la vie, l'amour, les liens interconnectés, et le potentiel» qui, comme une graine, doit germer et «trouver sa voie dans l'univers».

naviguera entre les moments énergiques menés par l'orchestre, les parties chantées a capella, et les solos au piano, l'Ontarien promet en spectacle le même genre de «voyage musical très personnel et sacré» qu'il a endisqué.

Pour y aller

OÙ ? Centre national des arts

QUAND ? 12 janvier, 19h30

RENSEIGNEMENTS ? Billetterie du CNA, 613-947-7000 ou via ticketmaster, au 1-888-991-2787

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