Présenté au Centre national des arts jusqu'à dimanche

Un Billy Elliot sombre et digne

Ben Cook, dans le rôle de Billy; Janet... (Photo courtoisie)

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Ben Cook, dans le rôle de Billy; Janet Dickinson dans celui de Mme Wilkinson, sa professeur de ballet; et Samantha Blaire Cutler, dans celui de sa fille Debbie.

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Le courage d'être soi-même, et différent des autres. Une lueur d'espoir et des éclats de beauté dans une réalité autrement sombre et violente: voilà la touchante base de la comédie musicale Billy Elliot, présentée au Centre national des arts jusqu'au 6 janvier.

L'histoire se déroule dans les années 1980, dans un petit village de mineurs de charbon durement touché par un long et violent bras de fer entre Margaret Thatcheret le Syndicat national des miniers de la Grande-Bretagne.

C'est là que le jeune Billy (habilement défendu par Ben Cook lors de la première de mardi soir) troque ses gants de boxe pour des chaussons de ballet. Au grand dam de son père, devenu un brin apathique depuis le décès de son épouse, et de son virulent frère aîné, qui voient dans le geste du benjamin du clan un désaveu de leur masculinité et de leur combat contre le gouvernement.

Billy est cependant appuyé dans son désir d'auditionner pour la Royal Ballet School par MmeWilkinson (convaincante Janet Dickinson), sa professeur de danse, qui a vite vu en lui un indéniable potentiel. Le garçon est aussi convaincu que sa mère l'aurait encouragé dans sa volonté de faire sa place à sa manière, au lieu de se résigner à suivre les traces des autres hommes de sa famille.

Par le contexte socio-politique bien rendu (on allume moult cigarettes, comme on ne le voit plus souvent sur scène, entre autres) et le franc-parler des personnages (au verbe, disons, pour le moins coloré et aux majeurs se portant bien haut par moments), le public est vite plongé dans l'ambiance des lieux et de l'époque. Ainsi, malgré quelques scènes plus élaborées (dont une joyeuse et colorée séquence de claquettes mettant en vedette Billy, son ami Michael et... des robes!), Billy Elliots'éloigne donc des productions à grand déploiement. Ce qui s'avère tout à fait de bon ton.

On n'a pas droit ici à de grandes envolées lyriques non plus, mais plutôt à des interprétations sobres et dignes, teintées tantôt de rage et de douleur, tantôt d'espoir et d'un brin de folie.

POUR Y ALLER :

Où ? Centre national des arts

Quand ? Jusqu'au 6 janvier

Renseignements ? Billetterie du CNA ou par l'entremise de Ticketmaster, au 1-888-991-2787

Plus de détails dans LeDroit du 3 janvier 2013 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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