À 13 ans, ce jeune danseur a déjà consacré presque la moitié de sa vie à apprivoiser le langage du corps. Noah Parets a rejoint la troupe en avril, lorsque la production - d'abord présentée à Londres en 2005, puis en Australie et enfin à Broadway, où elle a reçu en 2009 dix prix Tony, dont celui de la meilleure comédie musicale - a entrepris une tournée nord-américaine. Il a été retenu cette année parmi 2500 candidatures.
Pour lui qui a commencé à se pratiquer dès l'âge de sept ans, au sein d'une troupe du Massachussets, la Project Moves Dance Company, c'est un rêve qui se réalise. «Un jour, j'ai vu le film Happy Feet, avec tous ces pingouins qui dansent, et ça m'a vraiment inspiré. Je me suis donc mis aux claquettes, puis au jazz. Et un peu plus tard, j'ai commencé le ballet.»
Le garçon dit partager «la même passion pour la danse» que le personnage qu'il incarne. «Mais Billy est très différent de moi: ses parents, son père en particulier, ne l'a jamais approuvé son choix, alors que moi, ma famille m'a toujours soutenu». Au point d'administrer en son nom une page sur le réseau social Facebook.
«Je n'ai pas vraiment l'intention de devenir un artiste professionnel, mais le jeu, la danse et le chant sont les trois choses que j'aime le plus faire, et je ne crois pas que je pourrais les laisser tomber. [...] J'ai trop de plaisir à performer sur scène et à tourner», déclare celui qui a aussi «noué de belles amitiés avec tous les Billys et les gens de la distribution». «Tout ce qui m'arrive est incroyable!»
Lui comme les autres continue à répéter à raison de huit?heures par semaine, mais Noah Parets poursuit en même temps les cours privés de ballet. Les enfants se relaient toutefois dans le rôle de Billy: «On ne fait jamais plusieurs soirs d'affilée, parce que c'est un rôle très exigeant.»
Avec l'équipe de production et les nombreux jeunes parmi la distribution, «on est devenu comme une grande famille; on fait plein de choses ensemble, c'est un travail sérieux, mais on a aussi beaucoup de fun.»
Plus de détails dans l'édition du Droit du 27 décembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca