Saltimbanque des temps modernes

C'est dans une camionnette que Kim Churchill sillonne... (Archives)

Agrandir

C'est dans une camionnette que Kim Churchill sillonne le Canada, d'un océan à l'autre, afin de présenter sa musique aux mélomanes du pays.

Archives

Partager

Kim Churchill n'a pas une cabane mais «une van» au Canada. L'artiste de 22 ans possède deux maisons... roulantes: la mini-fourgonnette dans laquelle il sillonne son Australie natale, de festival en festival, et celle qu'il conduit d'un océan à l'autre, lorsqu'il est en tournée ici.

«J'ai quitté mon village à la fin de mes études secondaires, en 2008. Je ne suis retourné à Merimbula que l'équivalent de quatre jours, je crois, au cours des dernières années... Ouais, depuis que je suis parti, je vis dans mes voitures!» lance-t-il gaiement, à l'autre bout du fil.

Tout bien calculé, le «one man band» (il joue de la guitare et de l'harmonica) a passé plus de temps dans la région de la capitale nationale, pendant cette période, lui qui s'est notamment arrêté à Ottawa pour un spectacle dans le cadre du Festival folk, l'an dernier, et qui reviendra offrir deux spectacles à guichets quasi fermés, à La Basoche, les 1er et 2 décembre.

Sa vie de bohème s'entend, sur son deuxième album, Detail of Distance, lancé il y a quelques mois. Les 11 pièces ont d'ailleurs été enregistrées à Montréal, en août 2011, entre deux séries de performances dans l'est et l'ouest du pays.

«Sur la trentaine que j'avais alors gravées en cinq jours, en studio, j'ai pu garder les meilleures! Dès que j'en ai la chance, j'essaie de me donner ainsi du temps pour travailler sur mes prochains albums», mentionne celui qui bénéficie justement de quelques journées de congé dans la métropole, au moment de l'entrevue.

«J'en profite pour écrire de nouvelles chansons. Et comme j'ai quatre projets différents en chantier, je passe de l'un à l'autre, selon mon humeur du moment.»

Si son folk se mâtine d'une bonne dose de rock sur Detail of Distance, Kim Churchill fait aussi entendre une facette plus tendre ici et là (Wander the Tracks, Early Days).

«Le résultat reflète toutes mes expérimentations, les personnes que j'ai pu rencontrer sur la route, les choses que j'ai vues, entendues et vécues, raconte-t-il. Tout ça influence évidemment mes textes et mes mélodies. Cette fois, j'ai eu envie de capter la fougue des prestations et le sentiment de solitude qui, parfois, peut nous habiter, quand on fait ce métier. Une solitude qu'on peut même ressentir sur scène, devant des centaines de gens... Ça peut être intéressant et inspirant, ces moments-là, aussi, tu sais...»

Loin de lui l'idée de se plaindre, toutefois. «J'adore ce que je fais! clame-t-il avec véhémence. Je me suis aisément habitué à ce rythme de vie trépidant, toujours en déplacements, jamais au même endroit ou presque. Je me considère bien chanceux de pouvoir monter sur scène presque tous les soirs pour m'exprimer par ma musique!»

Il ne cache pas non plus que le Québec devient lentement mais sûrement «l'endroit où je me plais le plus à jouer». «Je ne sais pas comment c'est arrivé, mais le lien est là, entre le public et moi, malgré la barrière de la langue entre nous», confie l'Australien de 22 ans, qui a récemment fait la tournée du ROSEQ, qui l'a entraîné du Lac-Saint-Jean aux Îles-de-la-Madeleine.

À ses yeux, cela tient à «l'énergie des gens d'ici, que je ressens quand je suis sur scène, et qui me nourrit».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer