La révolution corporelle chinoise

Le chorégraphe et fondation du Tao Dance Theater,... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

Le chorégraphe et fondation du Tao Dance Theater, Tao Ye.

Patrick Woodbury, LeDroit

Partager

Sur le même thème

Maud Cucchi
Maud Cucchi
Le Droit

Il aura suffit de quelques représentations pour que le Tao Dance Theater, du nom de son jeune fondateur Tao Ye, devienne un phénomène en Chine. Ce danseur-chorégraphe de 27 ans débarque pour la première fois au Canada avec un double programme, Weight x 3 (extrait) suivi de 2, et déjà les salles affichent complet.

Soirées à guichets fermés pour son passage à Montréal la semaine prochaine, tout comme au Centre national des arts, ce soir. Il faudra tenter sa chance samedi soir pour découvrir une danse qui s'affranchit des frontières et replace le mouvement au coeur d'une exploration rigoureuse.

Ni émotion, ni narration: les chiffres, en titres des pièces présentées, sont là pour souligner l'extrême formalisme vers lequel tend le Tao Dance Theater, une compagnie plus que prometteuse.

Rencontré dans les bureaux du département de danse du CNA, son fondateur Tao Ye, précise par traduction interposée qu'en chinois, le nom de sa formation signifierait plutôt «Tao Body Theater».

«Le corps est spécifique, il appartient à l'individu, tandis que le théâtre est un espace collectif et partagé. Ma danse fait se rencontrer les deux», explique le chorégraphe qui a suivi une formation classique et rejoint par la suite les rangs de compagnies contemporaines chinoises qui s'illustrèrent à l'étranger: d'abord, la troupe de Jin Xing en 2003, puis la Beijing Modern Dance Company (BMDC) en 2006 au sein desquelles Tao Ye a dû prendre goût à la renommée internationale, avant de fonder sa propre compagnie à Pékin en 2008. Avec d'autres, il tente de redonner un sens à son art, avec la conviction qu'une recherche vers l'abstraction le mènera vers des contrées fertiles. Ses outils de création?

«L'endurance des corps, mais aussi la construction d'une esthétique poussée à l'extrême», répond-il pour étayer sa conception de la danse, considérée comme «un retour aux qualités fondamentales de l'être humain». Dans la chorégraphie, la spiritualité n'est d'ailleurs jamais loin, confirmera-t-il en entrevue.

Danser l'énergie vitale, son élan dans l'espace, en quatuor ou en duo, c'est ainsi que les corps se livreront, dès ce soir, à la même débauche d'énergie pour rompre les liens qui les entravent.

OÙ ? Centre national des arts

QUAND ? Jusqu'au 24 novembre

RENSEIGNEMENTS ? Billetterie du CNA, ou chez Ticketmaster

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer