Du Usher avec une pointe de Moist

Ce soir, sur la scène du Centre Bronson,... (Archives, La Presse)

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Ce soir, sur la scène du Centre Bronson, David Usher présentera son tout nouveau spectacle issu de son dernier album Songs From the End of the World.

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Ce n'est pas seulement pour défendre son dernier album, Songs From the End of the World, que David Usher débarque ce soir au Centre Bronson d'Ottawa. «Ça va être un spectacle rock. À fond. Il y a des chansons qui datent de Moist (le groupe au sein duquel il s'est produit jusqu'au tournant du millénaire), et de toutes récentes, mais tout sera un peu plus pesant», prévient le chanteur, qui vient accompagné de cinq musiciens.

Son dernier disque, paru en octobre, n'est pourtant ni sombre, ni violent, malgré son titre - qui évoque d'ailleurs moins l'apocalypse que la disparition progressive du monde tel qu'on l'a connu. Certes, «ce n'est pas un disque 'joyeux-brillant', mais il de multiples couches, se défend David Usher, pour qui «la planète vit aujourd'hui dans son propre chaos, et tu ne peux pas t'empêcher, en chemin, d'observer et de refléter ces idées. Je les collige à mesure qu'elles viennent. Or, le monde a pris une tangente un peu étrange».

C'est devenu une course effrénée, informatisée, réseautée, et parsemée de trop nombreuses «distractions», s'explique cet humaniste notoire, qui, sur l'introspectif Songs From the End of the World, explore encore l'amitié, la solitude, les relations amoureuses, le suicide et les pilules amères. Ce bombardement «d'informations tendance à diluer les choses fondamentales, et c'est de plus en plus difficile de savoir ce qui est vraiment important dans la vie», dit celui qui, en concert, se sert parfois d'un métronome organique, alors que les musiciens se calquent sur le rythme du coeur d'un spectateur, amplifié grâce à un appareil de son cru.

Il ne reste qu'à «essayer de s'agripper à des instants précieux, tout en les observant glisser et s'enfuir, en sentant qu'on n'est jamais capable de les capturer. On essaye, du mieux qu'on peut, de les retenir, mais c'est une tâche impossible», lâche-t-il encore, en précisant cette fois qu'il tient «à ne pas passer pour quelqu'un de trop sérieux. J'adore la musique pop, et la culture populaire; mais après, tout est une question d'équilibre».

Et il continue de déplorer «la fascination des gens pour les voix qui s'expriment le plus fort, pour les paroles radicales dans l'extrême ou les opinion radicales dans le clinquant. Souvent, les voix les plus discrètes se perdent dans ce mélange « tapageur. Celle d'Amnistie Internationale, notamment. «Je les adore justement parce qu'ils essaient de donner une voix à ceux qui n'en ont pas. C'est le genre de choses et d'idées qu'il est important de souligner.» C'est la raison pour laquelle il a mis en place ArtistsForAmnesty.com, permettant aux internautes d'obtenir du contenu musical en échange d'une adresse de courriel, à laquelle sera envoyée des messages liés aux causes de l'organisme. Ariane Moffatt, Sarah Slean et Royal Wood, entre autres, ont embarqué dans son projet.

Plus de détails dans LeDroit du 16 novembre ou sur ledroitsurmonordi.ca

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