Coup d'envoi du 25e Festival de montgolfières de Gatineau

Le grand Ferland se fait plaisir

Ferland s'est payé la traite, hier soir à... (Étienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Ferland s'est payé la traite, hier soir à Gatineau, remontant jusqu'aux années 1960 et 1970, avec un détour par Jaune et Bleu blanc blues.

Étienne Ranger, LeDroit

Partager

Des anecdotes servies avec humour, des émotions à fleur de chansons, ici et là quelques trous de mémoire - aussitôt oubliés et pardonnés - et quelques pauses impromptues le temps de raconter une histoire : un fringant Jean-Pierre Ferland a donné le coup d'envoi du 25e Festival de montgolfières de Gatineau, hier soir, à la Maison de la culture.

« Et moi ? Moi, je suis le chanteur du groupe ! » a lancé le septuagénaire, un sourire dans la voix, après avoir présenté des coulisses et d'entrée de jeu ses complices musiciens et choristes. Juste avant de sortir de l'ombre et de se pointer devant le public, qui s'est alors levé pour l'ovationner pendant que le principal intéressé entamait un véritable voyage dans le temps en entonnant Avant de m'assagir.

Celui qui trouve la retraite « tellement plate » l'avait annoncé en entrevue : il chante aujourd'hui d'abord et avant tout pour se faire plaisir. Ce qui veut dire que, tout en faisant par la bande plaisir à ses inconditionnels et en offrant quelques incontournables (de l'éternelle Quand on aime on a toujours vingt ans à Je ne veux pas dormir ce soir, en passant par Envoye à maison), il s'est permis de replonger dans le répertoire qu'il a moins souvent interprété sur scène au cours de sa longue carrière.

À ce chapitre, l'auteur-compositeur-interprète s'est vraiment payé la traite, avec ce spectacle. Il est ainsi remonté jusqu'aux années 1960 et 1970, tantôt faisant Swingue [r la] compagnie (avec son traditionnel « tape la galette » bien rythmé), tantôt redonnant vie à son Petit Roi, tantôt fonçant à vive allure sur La Route 11, tantôt monologuant sur l'artichaut - qui lui a inspiré L'Assassin mondain, un poème rappelant ses années passées à Paris, servi en rappel.

Au détour, son spectacle s'est évidemment teinté de Jaune, avec Sing Sing, It Ain't Fair et God Is An American, mais aussi de Bleu blanc blues, album duquel il puisé J'ai coupé mon arbre. Ainsi que l'indémodable T'es belle, qui date également de cette époque.

Car l'homme, toujours aussi charmeur et charmant, a bien sûr célébré le sexe opposé, se demandant notamment ce qu'il ferait Si je savais parler aux femmes ou encore Qu'êtes-vous devenues mes femmes ?.

Mais ce sont ses duos Quand on se donne (livré de manière sentie avec la native d'Aylmer Julianne Saumur) et la puissante Un peu plus haut (brillamment interprété avec Lyne Jodoin), tous deux écrits pour Ginette Reno, et la poignante Une chance qu'on s'a qui ont été - sans contredit et sans surprise - les plus chaleureusement applaudies des spectateurs.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer