Le dernier album Synthetica au coeur du spectacle

Metric clôture le Bluesfest

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Emily Haines et le groupe Metric seront sur... (LaPresse)

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Emily Haines et le groupe Metric seront sur la scène principale du Bluesfest, demain soir.

LaPresse

Émilie Côté
La Presse

Synthetica. Le titre du cinquième album de Metric s'interroge sur ce qui est vrai, ce qui est faux. Pour Emily Haines, les thèmes qui gravitent autour de l'image et de l'authenticité sont une grande source d'inspiration.

«I'm just as fucked up as they say/I can't fake the daytime (...) I'm me/All that I believe», chante Emily Haines, sur la première pièce, Artifical Nocturne.

«Pour moi, faire un album, c'est un défi personnel, explique la chanteuse. Je dois mettre de côté toutes mes bullshits. Je dois être humble.»

Synthetica s'est construit tout d'un bloc, alors que son prédécesseur, Fantasies, s'était fait par chapitres. Il faut toutefois rappeler que Metric - qui clôturera le Bluesfest demain soir - avait pris une longue pause de cinq ans avant Fantasies, après les épuisantes tournées des albums Old World Underground et Live It Out. Emily Haines a sorti un album solo et est allée se ressourcer, si bien que Metric est revenu en force alors que certains croyaient que le groupe ne survivrait pas.

«Pour Synthetica, on a choisi de s'enfermer. Dans notre studio à Toronto, puis au studio Electric Lady à New York, explique Emily Haines. Pour moi, c'était un gros changement de ne pas chercher à disparaître.»

Avant de s'attaquer à cette nouvelle offrande, Emily Haines ignorait que le thème serait si précis. «Quand tu commences à écrire, tu ne sais pas ce qui va sortir. Au final, tout ce qu'on a créé était relié à l'authenticité et ce que tu acceptes comme étant vrai dans le monde extérieur.»

Musicalement, le son de Metric a pris de l'ampleur. Pour Emily Haines, c'est une sorte de combinaison des disques précédents. «Old World Underground était très new-wave, Live It Out était très cru, alors que Fantasies était très pop. C'est comme si tout cela avait érigé un mur de son.»

Le son de Synthetica a une dimension rétro-futuriste. «En faisant l'album, j'étais très intéressée par le mouvement de l'architecture radicale des années 1960 et comment les gens du passé entrevoyaient le futur», détaille Emily Haines, qui renvoie à la photo de la pochette de l'album.

Dans le studio que Jimmy Shaw a ouvert à Toronto avec Sebastien Grainger (Death From Above, 1979) s'accumule une foule d'instruments vintage, qui prennent une sonorité moderne sur Synthetica.

«Dans le fond, qu'est-ce qui est organique et qu'est-ce qui est synthétique? se demande Emily Haines. À l'époque, les claviers étaient vus comme des sons extraterrestres, loin de l'humain, alors qu'aujourd'hui, ce sont des instruments charmants et organiques.»

Plus de détails dans l'édition du 14 juillet ou sur ledroitsurmonordi.ca

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