Les 30 juin et 1er juillet prochains, au stade d'Ottawa

Escapade dans le monde électro

Maud Cucchi

Maud Cucchi
Le Droit

Toujours plus électro, toujours plus gros. Pour sa troisième édition, le festival de musique Escapade quitte le stationnement de la rue George, au centre-ville d'Ottawa, pour s'offrir de nouvelles pelouses à investir. Les 30 juin et 1er juillet prochains, le rendez-vous des amateurs de musique électronique est donné sur les terres de l'équipe de baseball des Fat Cats, rue Coventry.

Une quarantaine de disc-jockeys - de renommée nationale et internationale, dont Avicii, Afrojack et Eric Prydz - feront ronronner leurs platines devant un parterre de 14 000 personnes, espère-t-on du côté de l'organisation. À moins de deux semaines du coup d'envoi du plus important événement électronique de la région, les pronostics vont bon train : 70 % des billets ont déjà trouvé preneur tandis que l'engouement croissant pour cette musique risque fort de faire stade comble.

« Ottawa a fini par rejoindre une tendance planétaire ; l'électro séduit beaucoup, notamment parce qu'il intègre le top 40 des titres pop du moment », explique Michael O'Farrel, directeur marketing chez DNA Presents, le prestataire événementiel du festival Escapade et partenaire du Bluesfest pour le versant électronique de la programmation.

Circulation, accessibilité, et plus grande capacité ont été les mots d'ordre des organisateurs cette année. Escapade aurait dû coloniser l'écrin verdoyant du Musée de l'aviation et de l'espace du Canada. Mais des inquiétudes quant aux disponibilités des lieux le jour de la fête du Canada et aux congestions routières y afférant ont déplacé le festival sur un site plus central, proche de l'autoroute 417 et du Transitway.

Précautions logistiques

Face aux effondrements de scènes - au Bluesfest en 2011 et à Toronto, samedi dernier, à quelques heures du concert que devait donner Radiohead -, la vigilance occupe une place prépondérante dans l'organisation, ont averti les organisateurs présents lors de la conférence de presse, hier matin.

Trois scènes planteront le décor, la plus grande face aux gradins du stade, les deux autres sur l'aire de stationnement. L'une d'entre elles a même été rebaptisée « Ô Canada » pour l'occasion, et accueillera des noms de la scène électronique régionale.

« Aucune ne comporte de système d'échafaudage. Ce sont des scènes érigées sur la remorque de camions. Elles sont donc plus résistantes aux conditions météorologiques », a assuré Michael O'Farrel, qui invite les amoureux de découvertes synthétiques à venir, beau temps, mauvais temps.

Du côté des artistes, on s'impatiente aussi. DJ Ariyan habite Ottawa. Il revient tout juste de New York où il a concocté une sélection de mix à partager avec les autres disc-jockeys qu'il rencontrera : « D'habitude, il faut voyager pour se produire à des rassemblements de cette ampleur. Mais là, pas besoin de quitter la ville. Le festival vient à nous ! » se réjouit-il.

Les festivaliers devront débourser la coquette somme de 99 $ pour une journée ou de 139 $ pour un laissez-passer valable les deux jours. Et montrer patte blanche dans l'antre des Fat Cats, car les moins de 16 ans ne seront pas admis.

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