Le Rockfest Petite-Nation se poursuit aujourd'hui

Métamorphose rock à Montebello

Montebello vibrait au rythme du Rockfest Petite-Nation, vendredi.... (JESSY LAFLAMME, LeDroit)

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Montebello vibrait au rythme du Rockfest Petite-Nation, vendredi. Torses nus, piercings, tatouages et cheveux colorés étaient courants dans les rues du village habituellement tranquille et propret.

JESSY LAFLAMME, LeDroit

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Montebello n'est plus Montebello. La municipalité aux allures habituellement tranquilles et champêtres vibre carrément au son du D-Tox Rockfest Petite-Nation.

Dès l'ouverture de ce festival de musique rock, vendredi midi, il était difficile de se trouver un stationnement. La file d'attente pour les billets semblait sans fin. À plusieurs endroits dans le village, des sites vacants se sont transformés en terrains de camping. Même le terrain de l'église s'est rempli de tentes. Torses nus, piercings, tatouages et cheveux colorés étaient courants dans les rues, où plusieurs policiers s'occupaient de la circulation. « Nous avons analysé la programmation de Woodstock en Beauce et celle du Rockfest, et nous avons opté pour Montebello, car elle offre beaucoup plus de formations intéressantes à nos yeux », ont raconté Sabrina Tardif, Cindy Vincent et Joelle Régnier, originaires de Valleyfield, qui participent à cet événement pour la première fois.

Michael Girouard Pelletier, de Saint-Hyacinthe, est aussi impressionné par la programmation de la fin de semaine. « C'est rare qu'on peut voir autant de bands dans des petits villages. En plus, le prix est très abordable. Habituellement, on paie 70 $ pour voir seulement un groupe alors qu'ici, pour le même prix, on en voit une trentaine pendant deux jours », a-t-il mentionné.

L'ambiance joue un rôle important pour ces amateurs de rock. « On se croirait en pleine Saint-Jean », ont affirmé pendant l'après-midi, Frédéric Gervais et Simon Fitzback, de Shawinigan.

De l'énergie dans l'air

Quelques heures plus tard, on sentait bien la fébrilité sur le site. Le nombre de festivaliers avait doublé.

Parmi eux se trouvait une gang de gars de Rouyn-Noranda prêts à revivre leur adolescence. « C'est comme si l'organisateur de l'événement avait étudié à la même école secondaire que nous et aimait les mêmes groupes, se sont-ils exclamés. Ça vaut vraiment l'aller-retour de six heures. »

Gabriel Lemire et Étienne Gaudet se sont déguisés en Elmo et en Licorne pour fêter le Rockfest. « Nous avons acheté ces costumes pour l'Halloween, et nous avons décidé de les porter aujourd'hui, ont-ils raconté. Grâce à ces personnages, nous rencontrons plein de gens chaleureux et sympathiques. »

Au moment d'aller sous presse, hier soir, les amateurs de rock attendaient avec impatience les spectacles de Vulgaires Machins, Bad Religion, Voivod et Korn.

Le porte-parole de l'événement, l'animateur radio Mathieu Marcotte, se préparait à une soirée d'enfer au Rockfest 2012. « Ça va bûcher comme ça n'a jamais bûché », a-t-il affirmé avant les performances de ces groupes.

Cette métamorphose de Montebello se poursuit aujourd'hui avec, entre autres, les prestations de Attack Attack, Anonymus, Blind Witness, Sublime with Rome, Mononc'Serge et Dream Theater.

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