Radio Radio, désormais un incontournable de la pop culture en Amérique francophone, a « brassé la cabane » hier soir au parc Major.
Avec leurs airs accrocheurs à saveur hip-hop teintée d'électro, le trio a conquis son public dès la première note. Spectateurs de tout âge ne se sont pas fait prier pour entonner leurs hits ni même de bouger leurs fesses au son de leurs mélodies uniques dans le cadre de la soirée acadienne du Festival franco-ontarien.
« Ça fait la troisième fois que je les vois en spectacle. C'est un incontournable », a affirmé au Droit l'Acadien Frédéric Lavoie, qui portait fièrement le drapeau de sa patrie sur ses épaules.
L'Acadien et trois de ses amis, qui étudient tous à l'Université d'Ottawa, disent avoir adopté à leur tour la culture franco-ontarienne.
« Nous avons découverts le Franco l'an dernier et nous voulions revenir cette année », a-t-il fait part au coeur d'une foule aussi impressionnante que celle de jeudi soir, alors que les Cowboys Fringants avaient lancé les festivités.
Le groupe franco-ontarien Swing avait pris bien soin de réchauffer la foule dès le coup de 19 h 30. Michel Bénac, Jean-Philippe Goulet et DJ Toddler, avec leur rock folklorique, ont présenté leurs meilleurs succès, notamment de leur dernier album Tradarnac. Il n'en fallait pas plus pour voir maints petits drapeaux franco-ontariens flotter dans les airs en guise de salut, de fierté.
D'ailleurs, les chansons du groupe Swing semblent bien enracinées chez les Franco-Ontariens. Communs furent les moments ou adultes, mêmes enfants chantaient chaque syllabe de leurs numéros. « C'est la goutte qui dégoutte sur le boute, Ah well... c'est la goutte qui dégoutte sur le boute de la goudrelle... C'est la goutte qui dégoutte sur le boute, Ah well... Ça va swell... »
De tous âges au Franco
En parlant d'enfants, ils furent nombreux sur le site hier soir. Comme quoi, la transmission des valeurs franco-ontariennes est bien vivante dans la région.
Pour Luc Lalonde, un baryton originaire du village de Bourget, dans l'Est ontarien, l'occasion est belle de faire connaître la culture et la réalité francophone aux plus jeunes. Justement, il promet d'amener sa jeune nièce au spectacle de MariJosée, aujourd'hui à 18 h. « C'est une amie », a-t-il constaté.
Mais une visite au Franco, c'est tout aussi important pour l'oncle.
« Ayant vécu quatre ans à Paris, je connais l'importance de bien s'identifier comme Franco-Ontarien. »
Cette appartenance est non seulement présente au sein du public, mais sur scène également. Le groupe franco-ontarien Pandaléon, dont les membres proviennent du village de St-Bernadin, aussi dans l'Est ontarien, représente la relève. Gagnant du concours Ontario Pop, avec leur rock-alternatif-ambiant, qui rappelle tantôt Karkwa, tantôt Radiohead, a plu à tous les coups, en début de soirée.
L'honneur de clôturer la soirée revenait à Mia Martina. La plus récente sensation du monde musicale, qui inonde les ondes depuis plusieurs mois avec ses succès Burning ou Sous le phare de la lune devait continuer la fête hier soir au coup de 22 h 15. L'heure de tombée avait déjà sonné pour LeDroit toutefois...