Mohombi sur la scène du parc Major samedi soir

L'Afro-Viking fera danser les Francos

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Mohombi Nzasi Moupondo a grandi au Congo, terre... (Photo de courtoisie)

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Mohombi Nzasi Moupondo a grandi au Congo, terre natale de son père, avant de devoir fuir la guerre avec les siens... en Suède, pays de sa mère.

Photo de courtoisie

Valérie Lessard
Le Droit

«J'étais le plus jeune d'une famille de 16 enfants, alors c'est un peu pour obtenir un minimum d'attention à la maison que j'ai commencé à chanter et à danser!» clame Mohombi dans un éclat de rire.

Mohombi Nzasi Moupondo a grandi au Congo, terre natale de son père, avant de devoir fuir la guerre avec les siens... en Suède, pays de sa mère. Il avait alors 14 ans. Le métissage des cultures et des langues? Non seulement Mohombi connaît ça, mais il en a fait en quelque sorte sa marque de commerce d'Afro-Viking, comme il prend plaisir à se décrire.

«Ma musique exprime justement à sa manière mon bagage, mon héritage! clame Mohombi. J'appartiens à deux plaques tournantes de la musique, sur deux continents, avec ABBA et Roxette d'un côté, et le rythme inné, entre autres des percussions, de l'autre!»

Car le chanteur de 25 ans, qui a déjà fait partie du groupe Avalon avec un de ses frères, ne le cache pas: la musique l'a «aidé à transformer le négatif en positif».

«Ç'a été une forme de thérapie, pour moi, qui m'a permis de traverser cette période plus troublante de notre vie, affirme-t-il. Il y a quelque chose de magique, dans la musique, qui crée de l'émotion, permet de la partager. Et de donner de l'espoir, aussi.»

Mohombi se souvient s'être souvent fait dire par des gens de son entourage, plus jeune, qu'il rêvait en couleurs en envisageant une carrière dans le monde de la musique. Mais pour lui, «l'échec n'était pas une option, même lorsque je fréquentais l'école primaire: tous les jours, je m'imaginais faire ce métier. Je me voyais sur une scène, devant le public: c'est là que je suis moi à 100%, à chanter, à danser, à improviser. C'est mon espace de liberté totale! Selon moi, si tu ne visualises pas ta destination, tu n'y arriveras jamais. C'est ma devise, en tout cas».

Cette conviction qu'il parviendrais à concrétiser son rêve ne l'a pas empêché de vivre de «grands moments de doute». «Ma passion pour la danse et la musique m'a toujours motivé et tiré vers l'avant, toutefois», soutient-il.

FFO: un spectacle unique

Si bien qu'aujourd'hui, il a un pied à terre à Bruxelles et un autre à Los Angeles. Sa maison se trouve où? «Chez moi, c'est l'aéroport de L.A., de Heathrow ou encore Charles-de-Gaulle! répond-il en rigolant. J'ai dû passer l'équivalent de trois semaines à la maison, l'an dernier.»

Partout où il se pose, dès lors, Mohombi «aime découvrir, ne pas rester à la surface des choses et des gens». Il apprécie donc boire de la bière locale, manger des plats typiques, «bref, sentir l'esprit de là où je suis».

Il se targue par ailleurs de recruter quotidiennement de nouveaux membres au sein de son «Armée du dance floor». Un enrôlement qu'il aspire poursuivre à Ottawa, lors de son passage au Festival franco-ontarien, samedi soir. Pour l'occasion, celui qui a déjà offert une prestation en ouverture de Pitbull, au CE Centre, plus tôt au printemps, offrira des version françaises ou bilingues de ses succès Bumpy Ride (qui fera d'ailleurs l'objet d'un «flashmob» surprise pendant le spectacle), Dirty Situation, Coconut Tree et autres In Your Head.

«Je m'en viens avec ma musique pour rassembler le monde, mais je vais également le faire avec cette langue extraordinaire qu'est le français. En fait, ça va me faire du bien de chanter dans la langue de mon père, souligne fièrement Mohombi. Et puis, c'est un honneur pour moi d'être un pont entre l'anglais et le français, à Ottawa, un peu comme Pitbull le fait avec l'espagnol, par exemple.»

Car à ses yeux, ils représentent tous deux «la diversité»; ils incarnent «la nouvelle génération». Une génération assurément dansante et chantante. «Comme moi!» clame Mohombi.

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