Le FOÉ a annoncé, hier soir, une toute petite partie de sa programmation, question de mettre en appétit les festivaliers de cet événement qui vise à animer, non seulement, le Vieux-Hull, mais à offrir une vitrine aux artistes émergents de la région.
Réunis sous la thématique La FOÉ du monde, les quelque 150 artistes évolueront dans une atmosphère post-apocalypse, telle qu'imaginée par l'illustrateur Lukasz Bober, qui signe la facture visuelle du festival, en collaboration avec le graphiste François Lauzon. « Je crois que les décors sont l'une de nos forces au FOÉ. Les gens rentrent vraiment dans un univers », croit la directrice générale du festival, Isabel Thériault.
Une fois de plus cette année, les spectateurs entreront sur le site de la Fonderie par la foire artistique Radio-Canada, qui regroupera une trentaine d'artistes et artisans, dont le bédéiste André St-Georges et le collectif 44 Wright. Le volet en art visuel comptera plusieurs expositions en salle, dont celle de l'artiste-peintre Kasandra Tremblay.
« Ce qui est très intéressant pour nous, c'est que les artistes pensent au FOÉ pour lancer leur disque ou créer un événement spécial », poursuit Isabel Thériault. C'est le cas de la formation El Dorado, qui profitera du FOÉ pour lancer sa première galette musicale. Le groupe de jazz montréalais Plaster viendra également présenter son dernier effort, tout comme Bernard Adamus, dont le deuxième album est attendu cet automne.
Les adieux de Tracteur Jack
Et dans un tout autre registre, le groupe de la région, Tracteur Jack, profitera du FOÉ pour faire ses adieux au public. « Ce sont eux qui nous ont approchés. C'était symbolique d'offrir leur dernier spectacle au FOÉ, un festival qui les a vu grandir », poursuit Isabel Thériault.
Plus que de la musique, le festival accueillera également la finale régionale de Slam Outaouais, un volet théâtral, des arts de la rue et un Kino Kabaret.
Le FOÉ renoue aussi avec le site du stationnement de la Fonderie, qui avait été grandement apprécié par les festivaliers lors de la dernière édition. Les organisateurs ne cachent pas leur désir d'en faire un site permanent.
En attendant, la réputation du FOÉ dépasse les frontières de l'Outaouais. Un festival de musique émergente français viendra d'ailleurs faire un tour à Gatineau, cet automne, afin de jeter un coup d'oeil à la programmation. « C'est flatteur, admet Isabel Thériault, qui a été aussi fière d'annoncer que le FOÉ a décroché une subvention de 10 000 $ de Tourisme Québec. « Au-delà du montant, c'est le fait que nous soyons considérés comme un événement touristique qui nous rend le plus heureux. » Le comité organisateur a eu la surprise de découvrir lors d'une étude d'achalandage menée l'an dernier que près de 20 % de son public était composé de gens de l'extérieur. « Nous offrons une expérience unique », souligne la directrice générale.
La programmation complète sera annoncée au début du mois d'août.
Les bracelets-passeports sont en vente dès maintenant au coût de 25 $ (35 $ après le 1er septembre) sur le tout nouveau site Web du festival au www.festfoe.ca.