En exposition au Musée des civilisations jusqu'au 28 octobre

Voyage au coeur de jade des Mayas

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Céramiques peintes, stèles, pierres fines et coquillages taillés,... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Céramiques peintes, stèles, pierres fines et coquillages taillés, bijoux, accompagnés de toutes sortes d'objets décoratifs, culturels ou usuels témoignent de cette civilisation hors du commun. Sur la photo de droite: un support d'encensoir à l'effigie de Yajaw Kahk, le seigneur du Feu.

Étienne Ranger, LeDroit

 

Maud Cucchi
La Tribune

Contrairement aux Incas qui chérissaient l'or, les Mayas avaient comme matériau favori le jade. En parure de bijoux, en socle de statuettes ou encore incrusté sur des masques, son bleu parsème discrètement la nouvelle exposition Les secrets de la civilisation Maya, à l'affiche du Musée des civilisations à compter d'aujourd'hui et jusqu'au 28 octobre prochain.

Dans une volonté de faire connaître la richesse de l'une des cultures les plus florissantes du monde précolombien, notamment sur le plan architectural mais surtout sur celui des objets, l'exposition présente un florilège de 250 artefacts dont nombre ne sont jamais sortis des musées mexicains.

Si les sculptures massives taillées dans de la pierre poreuse dominent dans leurs teintes chaleureuses en terracotta, le parcours offre également de belles découvertes insolites et plus modestes, comme cet aiguillon de raie, délicatement ciselé, et utilisé lors d'un rite de saignée. Ou ce compte à rebours, projeté sur tout un pan de mur, rappelant que, selon le calendrier maya, la fin du monde tombera précisément le 21 décembre 2012.

Civilisation hors du commun

Ainsi, céramiques peintes, stèles, pierres fines et coquillages taillés, bijoux, accompagnés de toutes sortes d'objets décoratifs, culturels ou usuels témoignent de cette civilisation hors du commun qui possédait un remarquable système d'écriture, tenait le sacrifice au coeur de sa religion et se composait d'une pléiade de petits royaumes indépendants.

On découvre ici toute une série de supports d'encensoirs à effigie divine, superpositions de têtes, de coiffes et d'attributs animaux qui ne sont pas sans rappeler les totems du musée. Là un vase en forme de mollusque... pour faire mousser le chocolat ! Ou encore la représentation d'un noble fumant le cigare gravée sur un coquillage diaphane.

Plus de détails dans l'édition du 18 mai ou sur ledroitsurmonordi.ca

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