«Le mandat du Musée national des sciences et de la technologie est de promouvoir la culture scientifique et technologique à travers le Canada. Il est clair que cette exposition ne correspond pas à ce mandat. Ce contenu ne peut être défendu et est insultant pour les contribuables», a indiqué Sébastien Gariépy, porte-parole du ministre Moore.
M. Gariépy a fait savoir que le bureau du ministre du Patrimoine canadien a exprimé ses «vives inquiétudes» à la présidente du musée. «Nous encourageons les Canadiens qui sont préoccupés à faire de même», souligne M. Gariépy en précisant, dans sa réponse, que le président du MSTC est Denise Amyot. M. Gariépy a indiqué que le financement accordé au MSTC «ne sera pas affecté» par la présentation de l'exposition.
Sexe: l'expo qui dit tout est une exposition créée par le Centre des sciences de Montréal qui s'adresse aux adolescents de 12 à 17 ans. Sa présentation dans la métropole québécoise et à Regina, en Saskatchewan, n'avait suscité aucune controverse.
Dans la capitale fédérale, cependant, le MSTC dit avoir reçu une cinquantaine de plaintes en lien avec cette exposition. Avant même que l'exposition ne débute ce jeudi, la direction du musée a donc décidé de faire passer de 12 ans à 16 ans l'âge minimum requis pour la visiter sans être accompagné d'un adulte.
La contraception, la masturbation et l'homosexualité font partie des thèmes abordés dans l'exposition qui sont à l'origine des plaintes logées au musée. Le MSTC précise sur son site Internet que ces sujets sont traités «de la façon la plus universelle possible».
«Tous les gens ne sont visiblement pas à l'aise d'une façon uniforme avec chacun de ces sujets-là. Il y a des gens qui auraient préféré qu'on n'aborde pas certains sujets», avait indiqué mercredi le vice-président aux affaires publiques du MSTC, Yves St-Onge.
Louise Julie Bertrand, qui a bâti l'exposition Sexe: l'expo qui dit tout avec l'équipe du Centre des sciences de Montréal, a pour sa part indiqué qu'elle souhaite que le public «donne une chance à l'exposition». «Très peu de gens l'ont vue, et j'aimerais ça que les gens puissent la voir avant de s'exprimer, a-t-elle mentionné. Il faut d'abord la voir avant de se faire une opinion.»
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