| | Guillaume St-Pierre Le Droit |
Semble-t-il que Sophocle a toujours la cote. Ou est-ce le directeur artistique du Théâtre français du CNA, Wajdi Mouawad ? Ou les deux ? Quoi qu'il en soit, la trilogie Des femmes - composée des Trachiniennes, d'Antigone et d'Électre -, présentée en intégralité samedi et dimanche, a fait déplacer les foules, malgré l'effort de concentration que requiert la séance de près de 6 h 30.
La salle était presque pleine au décollage, samedi à 13 h 30, lorsque les premières strophes du tragique grec ont résonné à l'intérieur du Théâtre du CNA. Elle l'était un peu moins, à l'arrivée, 6 h 30 plus tard, après un vol dans les hautes sphères de la mythologie.
Le journaliste du Droit n'aura pas su si Daniel et Flavie Leclair auront réussi à rester à bord. Ils ont promis d'essayer, ont-ils assuré avant de traverser les portes. « C'est la première fois que je fais un marathon de pièces de théâtre, soutient M. Leclair. Je pense que je vais être capable de passer au travers. »
Le porte-parole du Théâtre français du CNA, Sylvain Lavoie, connaissait cet engouement et l'avait prévu. « Les salles sont très bien remplies pour les deux trilogies. C'est un peu moins pour les spectacles individuels. C'est ce qu'on remarque partout, même à Montréal, la semaine prochaine. Les gens préfèrent la totale. Ça leur évite de choisir. Ça évite aussi les déplacements. »
Comme ce couple venu de Toronto, croisé tout juste avant la représentation, dont la trilogie était à ne pas en douter le seul choix logique. Elle a appris le français à l'école, lui... rien du tout. C'est pour la mise en scène de Wajdi Mouawad qu'ils se sont déplacés.
Plus tôt dans la semaine, soit mercredi, jeudi et vendredi dernier, les Trachiniennes, Antigone et Électre ont tour à tour pris le devant de la scène.
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