Gala des 41e prix Juno, à la Place Banque Scotia

La musique canadienne se célèbre

La chanteuse torontoise Feist a remporté le trophée... (Photo: Fred Chartrand, PC)

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La chanteuse torontoise Feist a remporté le trophée de l'artiste de l'année aux Juno 2012, à Ottawa.

Photo: Fred Chartrand, PC

Yves Bergeras
Le Droit

À cheval sur leurs quatre nominations de l'année, les rockeurs albertains de Nickelback se sont rués sur la scène de la Place Banque Scotia avec leurs riffs de guitare tonitruants. C'est avec This Means War - et devant des jets de flammes qui ont fait sursauter et hurler la foule - qu'ils ont ouvert au grand galop la soirée de gala des 41e Juno. Quand on réussit à vendre 50 millions d'albums à travers la planète, paraît qu'on a le droit.

Même s'ils avaient laissé échapper deux trophées, la veille, ils étaient encore en lice pour le simple de l'année (When We Stand Together) et le choix du public, qu'ils n'ont finalement pas obtenus non plus. Ce prix a été récupéré par The Sheepdogs, pour leur chanson I Don't Know.

La francophonie a d'ailleurs raté son rendez-vous avec les prix Juno, hier soir, à la Place Banque Scotia. Seule représentante du fait français en Amérique du Nord, Ginette Reno a concédé le prix du choix du public... à Justin Bieber, qui était absent de la cérémonie. Il se succède donc, puisque le public l'avait élu chouchou en 2011.

Michael Bublé a dû se contenter du Juno de l'album de l'année. Comme il ne pouvait être présent hier, on a passé une brève vidéo de remerciement, avant d'enchaîner sur une prestation dynamique de Deadmau5, l'énigmatique vedette électro au look de Pacman rouge serti d'oreilles de Mickey.

Bien des vedettes

Quelques-uns des plus grands noms de la musique canadienne étaient réunis hier autour de William Shatner. Le sympathique présentateur du gala avait un petit carré de scène lumineux à lui tout seul, au centre de l'aréna. Loin des bangs pyrotechniques de l'imposante scène principale baignée d'effets vidéos. Il en a d'ailleurs profité pour pousser quelques notes à la guitare, accompagné de trois choristes.

Après une parenthèse musicale, Feist a été couronnée du titre d'artiste de l'année. Visiblement émue, elle est venue recueillir son précieux trophée remis par Sam Roberts et les Monkey Junk, avant de remonter sur scène un quart d'heure plus tard, afin de livrer une version aussi magistrale qu'émouvante de The Bad in Each Other, alors que sa voix montait en puissance et en intensité en même temps que tombaient les coups de batterie et une pluie de feu.

On n'a pas pu compter sur le groupe montréalais Simple Plan pour dire quelques mots dans la langue de Gilles Vigneault. La bande de Pierre Bouvier a énergiquement, et sans s'attarder, interprété Summer Paradise en collaboration avec l'artiste de hip-hop canado-somalien K'Naan.

La veille, les cinq membres avaient reçu le Prix humanitaire Allan Waters pour le travail accompli par l'intermédiaire de leur fondation.

À propos d'hommage... juste avant d'être intronisés au Panthéon de la musique canadienne, les membres de Blue Rodeo ont pris le temps de venir interpréter Lost avec douceur, en duo avec Sarah MacLachlan.

La soirée était ponctuée de petites capsules vidéos où se sont relayées des vedettes partageant quelques pensées à saveur environnementale, et d'autres sur lesquelles William Shatner faisait le pitre à l'arrière-scène ou montrait ses vrais-faux tatouages à Jacob Hoggard, le chanteur d'Hedley. Qui est arrivé juste à temps pour redynamiser la soirée en entonnant One Life, accompagné de ses acolytes, mais aussi d'une poignée de danseurs-sauteurs. Le public a apprécié.

Plus de détails dans LeDroit du 3 avril ou sur ledroitsurmonordi.ca

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