Geneviève Brouillette assurera la présidence de la 14e édition

Le FFO frappe un grand coup

Didier Farré, fondateur du Festival du film de... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Didier Farré, fondateur du Festival du film de l'Outaouais, offrira le film Intouchables aux cinéphiles de la région, et ce, en avant-première lors de la soirée d'ouverture du festival. Pour sa part, la comédienne Geneviève Brouillette (en mortaise) assurera la présidence de l'événement.

Étienne Ranger, LeDroit

 

Maud Cucchi
Le Droit

Que les cinéphiles impatients de découvrir sur grand écran le film français Intouchables se réjouissent. Ce phénomène des salles obscures (déjà plus de 19 millions de spectateurs), sera présenté en avant-première au Musée canadien des civilisations lors du lancement de la 14e édition du Festival du film de l'Outaouais (FFO), le 23 mars. Avant, donc, sa sortie officielle au Québec le 13 avril.

« Une comédie énormément touchante, et qui fait un ravage en Europe », a souligné le fondateur du festival Didier Farré en dévoilant, hier, la programmation 2012.

L'incontournable Intouchables sera précédé d'un court-métrage de la région, La chasse gardée du marais de Carl Beauséjour. Aurait-il pu rêver plus belle affiche à partager ?

« Quelle est la personne que nous aimons le plus en Outaouais ? Quelle est la personne la plus emblématique du cinéma québécois ? », s'est demandé Didier Farré pour désigner le président de l'édition 2012, puis le cinéaste qui recevra les hommages du FFO cette année.

Pour la première réponse, c'est Geneviève Brouillette (Gémeaux en 2003 pour sa performance dans Rumeurs) qui a été élue présidente, n'ayant pas pu honorer le titre l'an dernier. Un hommage spécial sera rendu à Denis Héroux, pour l'ensemble de sa carrière. Cinéaste polyvalent, Denis Héroux a réalisé entre autres les films cultes Valérie et Quelques arpents de neige, et produit les meilleurs réalisateurs du Québec. Deux de ses productions, Les Plouffe de Gilles Carle et Le crime d'Ovide Plouffe de Denys Arcand seront au programme.

Cette année encore, le festival mélangera cinéma d'ici et d'ailleurs, films à gros budgets et productions plus modestes, en offrant surtout la possibilité d'échanger avec les réalisateurs qui se déplaceront pour l'occasion. Une trop grande rareté dans la région qui ne possède pas de cinémathèque.

Parmi une trentaine d'oeuvres offertes en primeur, et qui ne connaîtront peut-être pas d'autres écrans québécois que ceux du FFO (dans les salles du Musée canadien des civilisations, des Galeries d'Aylmer, du Cinéma 9, de l'Estacade de Buckingham, et de la salle du Conseil des écoles catholiques du centre-est d'Orléans), notons la projection de No et moi en présence de la réalisatrice franco-québécoise Zabou Breitman. Inspiré du livre de Delphine de Vigan, le film met en scène les acteurs Bernard Campan et Nina Rodriguez autour de l'amitié entre une SDF et une surdouée de 13 ans.

Plus de détails dans l'édition du 7 mars ou sur ledroitsurmonordi.ca

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