« Une comédie énormément touchante, et qui fait un ravage en Europe », a souligné le fondateur du festival Didier Farré en dévoilant, hier, la programmation 2012.
L'incontournable Intouchables sera précédé d'un court-métrage de la région, La chasse gardée du marais de Carl Beauséjour. Aurait-il pu rêver plus belle affiche à partager ?
« Quelle est la personne que nous aimons le plus en Outaouais ? Quelle est la personne la plus emblématique du cinéma québécois ? », s'est demandé Didier Farré pour désigner le président de l'édition 2012, puis le cinéaste qui recevra les hommages du FFO cette année.
Pour la première réponse, c'est Geneviève Brouillette (Gémeaux en 2003 pour sa performance dans Rumeurs) qui a été élue présidente, n'ayant pas pu honorer le titre l'an dernier. Un hommage spécial sera rendu à Denis Héroux, pour l'ensemble de sa carrière. Cinéaste polyvalent, Denis Héroux a réalisé entre autres les films cultes Valérie et Quelques arpents de neige, et produit les meilleurs réalisateurs du Québec. Deux de ses productions, Les Plouffe de Gilles Carle et Le crime d'Ovide Plouffe de Denys Arcand seront au programme.
Cette année encore, le festival mélangera cinéma d'ici et d'ailleurs, films à gros budgets et productions plus modestes, en offrant surtout la possibilité d'échanger avec les réalisateurs qui se déplaceront pour l'occasion. Une trop grande rareté dans la région qui ne possède pas de cinémathèque.
Parmi une trentaine d'oeuvres offertes en primeur, et qui ne connaîtront peut-être pas d'autres écrans québécois que ceux du FFO (dans les salles du Musée canadien des civilisations, des Galeries d'Aylmer, du Cinéma 9, de l'Estacade de Buckingham, et de la salle du Conseil des écoles catholiques du centre-est d'Orléans), notons la projection de No et moi en présence de la réalisatrice franco-québécoise Zabou Breitman. Inspiré du livre de Delphine de Vigan, le film met en scène les acteurs Bernard Campan et Nina Rodriguez autour de l'amitié entre une SDF et une surdouée de 13 ans.
Plus de détails dans l'édition du 7 mars ou sur ledroitsurmonordi.ca