Au lieu de cela, le festival a dû annuler le spectacle d'une tête d'affiche. Une première en 21 ans d'existence.
Tout avait pourtant si bien commencé. Jeudi soir, Godlalune a enflammé les planches de la grande scène. Le duo hip-hop de la région - qui a percé les ondes hertziennes du Québec l'an dernier - a fait déplacer au parc MacLaren une des plus imposantes foules pour une formation en première partie, selon un porte-parole de l'événement, Benoît Quevillon.
« Ça a été une très bonne soirée jeudi, avec près de 7000 personnes, dit-il. Les gens sont arrivés de bonne heure pour voir Godlalune. Les gars ont signé des autographes pendant une heure et demie. Je n'ai jamais vu autant de monde au kiosque promotionnel. C'est la révélation du festival. »
Tous les espoirs étaient donc permis. Mais vendredi soir, après les spectacles de l'artiste locale Marie-Hélène Frenette-Assad et Le House Party, un orage a mis abruptement un terme à la soirée des festivaliers. Andrée Watters, Gabrielle Destroismaisons et Élizabeth Blouin-Brathwaite ne sont pas montés sur scène à 21 h, comme prévu. Et les visiteurs, eux, se sont réfugiés sous le pont Brady en attendant de laisser passer la tempête.
Heureusement, affirme M. Quevillon, la soirée rock du samedi a été courue. « Autant PiVi et les Malpris que Ricky Paquette et Martin Deschamps ont fait vendre un grand nombre de bracelets quotidien. Ça nous a permis de renflouer nos coffres. »
Malgré tout, M. Quevillon croit que le festival fera ses frais cette année. L'an dernier, Buckingham en fête a contracté un déficit de 7000 $. L'objectif d'attirer quelque 25 000 festivaliers devrait aussi être atteint.
Buckingham en fête a aussi réussi à sauver les meubles grâce à la direction résolument axée sur le talent local prise il y a deux ans, souligne M. Quevillon. La formule commence à porter fruit, dit-il.
« Les gens de l'Outaouais savent qu'on a plein de bons artistes dans la région. Alors, ils arrivent tôt pour les entendre et les découvrir. On commence à avoir une réputation. »