Hier soir, à la Maison de la culture de Gatineau

Une Stacey Kent puissante, simple et gracieuse

En l'espace d'une heure, peut-être deux, Stacey Kent... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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En l'espace d'une heure, peut-être deux, Stacey Kent nous a fait oublier la pire des tragédies, hier.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Marc-André Joanisse
Le Droit

La musique est puissante. L'espace d'une heure, peut-être deux, elle peut nous faire oublier la pire des tragédies. Surtout si elle est interprétée magistralement.

Pas facile de chasser de son esprit, les images des lendemains du tremblement de terre et du tsunami au Japon.

Chacun leur tour, Stacey Kent et Jordan Officer y sont parvenus, hier soir, à la salle Odyssée de la Maison de la culture de Gatineau.

Mme Kent ne fera jamais la « une » des journaux à potins. Son site Facebook ne compte pas cinq millions d'abonnés et sa présence scénique emprunte la voie de la sobriété. Aucun changement de costume, aucun artefact, tout repose sur sa voix et ces temps-ci, sur les chansons du premier disque francophone de l'Américaine du New Jersey, Raconte-moi.

Des chansons connues, d'autres inédites et Stacey Kent a décidé de les présenter, accompagnée de quatre musiciens dont son conjoint, le saxophoniste Jim Tomlinson.

D'entrée, la grande interprète l'a chanté, C'est le printemps, faite en français et en anglais. On est dans le paysage musical de Rogers et Hammerstein où tout est en douceur. Une intro sur mesure pour des musiciens de jazz où de nombreux solos ont été exécutés avec soin. De quoi ravir le public, déjà conquis. Une raison de plus d'être heureux, la voix de la chanteuse était parfaite. Et elle l'a été jusqu'à la fin de sa prestation.

Elle a enchaîné avec d'impressionnantes versions de Ces petits riens de Serge Gainsbourg, Les eaux de mars de Georges Moustaki, I've Grown Accustomed to His Face du film My Fair Lady, Mi Amor de Claire Denamur, Raconte-moi et la très rythmée Breakfast on the Morning Train avant d'avoir à rencontrer l'heure de tombée.

Stacey Kent a de nouveau réitéré le privilège qu'elle ressent de pouvoir travailler en français. Et travailler pour elle, c'est chanter. Si chanter en français est un privilège pour l'interprète, l'écouter l'est davantage pour nous. Quelle magnifique voix. Quelle gentillesse. Bref, une très belle personne. Et généreuse, de surcroît.

Officer, l'alchimiste du son

En première partie, Jordan Officer, un guitariste de la trempe de Bill Frisell et ses musiciens le bassiste, Stephen Barry et le batteur, Yvon Plouffe. Toujours un plaisir renouvelé d'entendre cet alchimiste du son reprendre les titres de son premier album en solo, sacré au dernier gala de l'ADISQ dans la catégorie jazz création. Des pièces originales et des interprétations dont Hideaway de Freddy King, Blues Stay Away From Me des Delmore Brothers et Memphis de Lonnie Mack.

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