Legally Blonde: The Musical, à la salle Southam du CNA

Blonde, rose et divertissante

Après avoir été forcée d'annuler sa première ottavienne mardi en raison  du... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Annik Chainey
Le Droit

Après avoir été forcée d'annuler sa première ottavienne mardi en raison du mauvais temps qui l'avait empêchée de se rendre dans la capitale, la troupe de Legally Blonde : The Musical a finalement pu prendre d'assaut les planches de la salle Southam du Centre national des arts (CNA), hier soir. Le spectacle y tiendra l'affiche jusqu'à dimanche.

Version scénique du populaire film éponyme mettant en vedette l'actrice américaine Reese Witherspoon, cette comédie musicale raconte l'histoire de Elle Woods (Nikki Bohne), une blonde et pulpeuse beauté toute de rose vêtue qui décide de suivre son petit ami Warner (Matthew Ragas) à Harvard après que celui-ci l'ait quittée à la veille d'entreprendre des études en droit à la prestigieuse université sous prétexte qu'il lui fallait désormais une copine « sérieuse ».

Réussissant à se faire admettre dans le même programme que son ex-copain, Elle prend donc la direction de Boston en compagnie de son fidèle chihuahua Bruiser, bien déterminée à reconquérir son amour perdu même si celui-ci a déjà trouvé une nouvelle flamme en la personne de la très conservatrice Vivienne (Hannah Rose DeFlumeri).

Mais une fois sur place, la sympathique jeune femme réalisera qu'elle est beaucoup plus douée pour la chose juridique qu'elle ne le pensait et qu'il est toujours de bon ton de croire en soi. Et si Warner n'est pas en mesure de l'apprécier, d'autres - comme Emmett (Nic Rouleau), l'assistant de l'impitoyable professeur Callahan (Kahlil Joseph) - peuvent le faire.

Prévisible, mais attrayant

La comédie musicale « broadwayienne » est un genre en soi et Legally Blonde : The Musical ne s'en éloigne pas d'un iota, servant au public des numéros où le chant, la danse et l'humour composent un mélange pimpant mais convenu, et ce, tant sur le plan de la mise en scène que sur celui de la chorégraphie concoctée par Jerry Mitchell, un habitué de la célèbre artère new-yorkaise qui a notamment revampé You're a Good Man, Charlie Brown, The Rocky Horror Show, La Cage aux folles et Hairspray.

Même traitement prévisible du côté des chansons signées par Laurence O'Keefe et Nell Benjamin, quoique le mélange des styles musicaux, du reggae au hip-hop en passant par le celtique, rajoute du piquant à la chose. Quant au livret d'Heather Hach, il bénéficie grandement de l'humour décapant qui prévalait déjà dans le long-métrage sorti en 2001 dont il livre d'ailleurs une adaptation fidèle et réussie.

Dans le rôle principal, Nikki Bohne met une ou deux scènes avant de se dégêner et de donner la pleine mesure de son talent de comique alors que Nic Rouleau se glisse sans peine dans la peau du timide mais ambitieux Emmett, Mais la palme de la plus belle voix de la distribution revient sans l'ombre d'un doute à Jillian Wallach, l'interprète de Paulette, coiffeuse et amie de Elle.

Même si elle ne réinvente rien, Legally Blonde : The Musical, qui a été créée en 2007 au Palace Theatre de Broadway, demeure un divertissement sucré et agréable, un bonbon que l'on dévore rapidement en se délectant mais que l'on oublie aussitôt.

POUR Y ALLER

OÙ ? Centre national des arts

QUAND ? Jusqu'à dimanche

RENSEIGNEMENTS ? www.nac-cna.ca/613-755-1111

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