31e édition du Salon du livre de l'Outaouais

Le plus grand des petits salons du livre

La nouvelle directrice générale du Salon du Livre... (Étienne Ranger, LeDroit)

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La nouvelle directrice générale du Salon du Livre de l'Outaouais, Anne-Marie Trudel, entend bien apporter une certaine stabilité au sein de l'équipe du Salon. La 31e édition du SLO démarre ce soir.

Étienne Ranger, LeDroit

« Le Salon du livre de l'Outaouais est le plus petit des grands salons au Québec, et il n'est pas question qu'il devienne le plus grands des petits », déclare avec fermeté la nouvelle directrice générale de l'événement, Anne-Marie Trudel.

Alors que la 31e édition du SLO prend son envol ce soir au Palais des Congrès, Mme Trudel est bien consciente que celui-ci est à la croisée des chemins et que de nombreux défis l'attendent.

« Le premier défi auquel j'ai été confrontée a évidemment été de m'assurer, avec le soutien de nos bénévoles et du conseil d'administration, de la tenue d'un rendez-vous à la hauteur des attentes des visiteurs en à peine trois mois », souligne celle qui est entrée en fonction à la fin du mois d'octobre dernier.

Réussite commerciale

Établie dans l'Outaouais depuis 10 ans, Anne-Marie Trudel a oeuvré dans plusieurs milieux - de l'Assemblée des groupes de femmes d'interventions régionales à la Conférence régionale des élus de l'Outaouais, en passant par le conseil d'administration du Conseil régional de la culture de l'Outaouais - avant de se retrouver à la barre du Salon du livre.

Habituée à concerter les multiples joueurs des dossiers qu'elle a menés au cours de sa carrière, adepte du développement, elle entend bien appliquer au Salon ce qu'elle a accumulé comme expertise dans les autres domaines où elle a évolué.

« Le SLO est un événement culturel, c'est évident, mais c'est d'abord, à la base, un événement. C'est une fête du livre qui doit être soutenue par sa réussite commerciale. Je veux donc lui greffer une mentalité événementielle, ce qui veut dire plan stratégique, plan d'affaires, partenariats à consolider, etc. J'ai envie de développer ce Salon, et je suis convaincue que c'est dans mes cordes », fait-elle valoir avec assurance.

La question du toit

Reste l'épineuse question du toit, à laquelle elle s'attaquera rapidement. Car il n'est pas question pour elle de mettre sur pied une autre édition à grands renforts d'ultimatums.

« La sécurité logistique du Salon a été maintenue pendant 27 ans. La donne a cependant changé, puisque le Palais des Congrès n'appartient plus à la Ville de Gatineau, mais à la Société immobilière du Québec qui a mandaté Capital Traiteur Inc. comme gestionnaire des lieux. Nous devons donc composer avec de nouvelles règles et, surtout, un loyer dont le coût a explosé cette année. J'ai dû documenter tout ça, afin de pouvoir m'asseoir avec les divers intervenants, une fois le Salon de cette année terminé, et travailler à bâtir les partenariats nécessaires pour assurer la continuité de ce rendez-vous pour les prochaines années », soutient Anne-Marie Trudel.

Elle espère également « durer » dans son poste de directrice générale et apporter une certaine stabilité au sein de l'équipe du Salon (qui compte deux membres rémunérés, incluant Mme Trudel). En quelque sept ans, Stéphanie Éthier, Serge Lafortune et Julie Gagné se sont succédé à la direction générale du SLO.

À 41 ans, Anne-Marie Trudel considère que la vie lui a fait un beau clin d'oeil en lui permettant de prendre la tête du Salon. « J'ai toujours beaucoup lu. Comme j'ai été pensionnaire pendant une dizaine d'années, le livre a vite représenté la possibilité d'aller où je voulais, au moment où je le voulais. Je suis heureuse de maintenant travailler à faire la fête aux livres ! » lance-t-elle.

Pour y aller

OÙ ? Palais des Congrès

QUAND ? Jusqu'au 28 février

RENSEIGNEMENTS ?

819-775-4873, www.slo.qc.ca

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