L'école Louis-Riel s'est prise en main

Schneider Olivier (au centre) a bénéficié des encouragements... (Michel Lafleur, LeDroit)

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Schneider Olivier (au centre) a bénéficié des encouragements des "enseignants à la réussite" Geneviève Fortier et Stéphane Prévost.

Michel Lafleur, LeDroit

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L'école secondaire Louis-Riel d'Ottawa est un exemple de réussite due à un travail d'équipe acharné. Cette école publique du secteur Orléans, est passée, en cinq ans, du 440e rang au 28e rang au classement des écoles secondaires de l'Ontario et elle est maintenant au 5e rang dans la région d'Ottawa. Ce classement des écoles établi par l'Institut Fraser est très contesté par les professeurs et les directions d'écoles, mais il a tout de même servi de sonnette d'alarme à l'école Louis-Riel, où le décrochage était devenu un très grave problème.

Selon Stéphane Prévost qui est «enseignant à la réussite», à l'école Louis-Riel, le taux de réussite des étudiants atteint maintenant 90% alors qu'il était de 65%, il y a quelques années. Autrement dit, seulement 10% des étudiants ne complètent pas leurs études secondaires.

 

«Tout a commencé lorsque le gouvernement de l'Ontario a instauré son programme de réussite scolaire. Il a fallu que la direction, les professeurs et les étudiants s'y mettent pour que ça fonctionne. Nous avons formé L'Équipe de la réussite et nous intervenons dès qu'un étudiant montre des signes de difficultés ou de manque d'intérêt envers ses cours. Je travaille avec 30% des quelque 700 étudiants que compte notre école», explique M.Prévost.

L'Équipe de la réussite

L'Équipe de la réussite comprend des professeurs et des membres de la direction et elle intervient dès qu'elle a un doute à propos d'un étudiant. On lui offre de l'aide afin de surmonter ses difficultés, notamment en organisant des sessions de rattrapage scolaire avec des professeurs. L'étudiant doit s'engager, par contrat, à faire plus d'efforts pour réussir. Aussi, nous avons une multitude d'activités scolaires et parascolaires qui aident à conserver la motivation des étudiants et à renforcer leur sentiment d'appartenance à l'école Louis-Riel. Nous offrons à certains étudiants peu portés vers les études académiques, des ateliers plus pratiques comme en menuiserie et en mécanique, qui remplacent certains cours. Ils doivent quand même compléter les cours obligatoires pour obtenir leur diplôme d'études secondaires, mais ça remplace certains cours optionnels», ajoute-t-il.

Le programme sportif est très varié car l'école des équipes de basketball, de volley-ball, de hockey, de ski, de baseball et certains étudiants pratiquent aussi des sports individuels comme le patinage de vitesse et l'escrime.

L'école Louis-Riel accueille des étudiants provenant de 65 pays différents. C'est donc un milieu très multiculturel, ce qui pose des problèmes particuliers. Il a aussi fallu convaincre les professeurs d'en faire un peu plus que ce qu'exige leur définition de tâches afin, par exemple, que les étudiants puissent les rencontrer le midi pour mieux comprendre la matière. «L'Équipe de la réussite traite chaque cas individuellement et n'applique pas nécessairement la même solution à tout le monde. Les parents sont mis au courant et consultés dès le départ», précise M.Prévost.

Progrès graduels

Sur le plan culturel, l'école a aussi une équipe d'improvisation théâtrale qui contribue également à stimuler l'intérêt des étudiants. La responsable, Geneviève Fortier, est convaincue que toutes les activités parascolaires sont bénéfiques car celles-ci donnent à l'étudiant moins motivé, une raison de se rendre à l'école et l'empêchent de se décourager. Les étudiants participent aussi au journal étudiant de L'Express d'Orléans, à des émissions du réseau TFO et aux activités de la fédération étudiante, la FESFO. «Lorsque je suis arrivée ici, il y a six ans, la situation était difficile et les professeurs étaient fatigués. D'ailleurs, plusieurs sont partis, mais les résultats sont venus, petit à petit. Chaque petit geste compte pour améliorer le taux de réussite des étudiants», a-t-elle commenté.

La formule a fonctionné pour Schneider Olivier, un étudiant de 18 ans qui complétera sa 12e année en juin. Le jeune homme qui éprouvait beaucoup de difficultés, admet aujourd'hui que ça l'a beaucoup aidé d'être poussé et encouragé. Membre de l'équipe d'athlétisme et amateur de basketball, Schneider Olivier envisage de continuer ses études à La Cité collégiale en comptabilité ou en mécanique ou de faire un stage avec le groupe Katimavik.

De son côté, Marc Lecours, professeur de sciences depuis 17 ans, en a vu de toutes les couleurs à l'école Louis-Riel. «Il a fallu quelques années avant que le programme fonctionne et les progrès ont été très graduels. Ça fonctionne parce que les professeurs sont très impliqués dans le programme. Chez nous, les étudiants ne sont pas des numéros. On les aide individuellement», a déclaré M.Lecours.

 

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