Cannon à nouveau sur la défensive

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«Les excuses du bureau de M. Cannon sont nettement insuffisantes, des gestes doivent être posés», a dit Marius Tremblay. candidat du Bloc québécois dans Pontiac.

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Les commentaires controversés sur les autochtones faits par une employée de Lawrence Cannon ont continué de hanter le ministre conservateur et député de Pontiac hier.

Procédant à l'ouverture de son bureau de campagne dans le secteur Buckingham, M. Cannon a dû composer avec les retombées de cette affaire.

 

Pas question de congédier cette employée, Darlene Lannigan, a indiqué d'emblée le ministre. «Non, parce qu'il n'y a pas de raison de demander son congédiement. Ça ne va pas plus loin. La page est tournée. J'aurai d'ailleurs l'occasion de rencontrer les Algonquins du Lac Barrière aujourd'hui (hier)», a déclaré Lawrence Cannon.

Lors de l'ouverture d'un bureau de campagne à Maniwaki, mardi, Mme Lannigan a déclaré à une dizaine d'Algonquins de Lac Barrière qu'ils auraient une rencontre avec M. Cannon s'ils étaient «sages et sobres» et s'ils ne faisaient pas de «sit-in ou quelque chose du genre».

«Me traitez-vous d'alcoolique ?», a alors demandé Norman Matchewan, un enseignant de la communauté et policier à temps partiel, pendant qu'une équipe de télévision filmait le tout.

Cette confrontation a mis le feu aux poudres, avec des accusations de racisme lancées par les Algonquins du Lac Barrière. Selon M. Matchewan, «ces propos condescendants et racistes d'un représentant du député démontrent encore le manque de respect du gouvernement conservateur envers notre communauté».

Excuses

Le bureau de Lawrence Cannon a aussitôt émis un communiqué, jeudi, s'excusant pour les propos de l'employée, ajoutant que ces commentaires ne reflètent pas les vues du gouvernement du Canada.

Hier, M. Cannon a indiqué que cette affaire ne nuira pas à sa campagne et il a poussé du revers de la main la demande du chef libéral Stéphane Dion, qui exige le congédiement de Mme Lannigan.

Excuses insuffisantes

Les adversaires de M. Cannon, eux, ont bondi sur cette affaire. «Les excuses du bureau de M. Cannon sont nettement insuffisantes, des gestes doivent être posés», a dit Marius Tremblay, candidat du Bloc québécois dans Pontiac.

«Un député ce doit d'être à l'écoute de tous ses concitoyens et le refus de l'équipe Cannon de discuter avec les porte-parole de la communauté du Lac Barrière démontre bien l'arrogance et le style de gouvernance du Parti conservateur», a ajouté M. Tremblay, qui devait rencontrer hier des porte-parole des Algonquins du Lac Barrière.

La candidate du Nouveau Parti démocratique dans Pontiac, Céline Brault, a parlé de «propos méprisants».

Malgré les excuses présentées par le ministre Cannon, ces insultes n'ont pas leur place dans notre société et ne font que s'ajouter aux nombreux dérapages conservateurs depuis le début de la campagne.

Mme Brault estime qu'avec les excuses officielles du gouvernement du Canada présentées aux anciens élèves au printemps dernier, «nous aurions pu croire que les conservateurs passeraient de la parole aux actes et respecteraient réellement ces peuples. Toutefois, force est d'admettre qu'une fois de plus les conservateurs parlent mais ne font rien.»

La candidate libérale Cindy Duncan McMillan rencontrait aussi de son côté des représentants de la communauté algonquine du Lac Barrière hier.

llafortune@ledroit.com

 

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