Brouillard, pluie et glace attendaient Bisson

Caroline Bisson a skié sur la glace et... (Courtoise, Matthew Murmaghan/CPC)

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Caroline Bisson a skié sur la glace et sous la pluie. Des conditions météo auxquelles elle n'avait pas encore été confrontée. «Je prends beaucoup de notes pour les prochains Jeux», a-t-elle confié.

Courtoise, Matthew Murmaghan/CPC

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Dès son réveil, Caroline Bisson savait qu'une journée hors de l'ordinaire l'attendrait en piste, mardi matin, aux Jeux paralympiques à Sotchi.

«De la fenêtre de ma chambre, on ne voyait rien. Il y avait un épais brouillard dehors», a relaté la skieuse paranordique d'Aylmer au bout du fil.

Le brouillard a vite fait place à de la pluie. Beaucoup de pluie. Autant durant la période d'échauffement du 10 km debout en biathlon que lors de la course.

«Un déluge», a précisé Bisson, qui a terminé au 11e et dernier rang durant cette deuxième épreuve en quatre jours depuis son arrivée en Russie.

Tantôt le parcours était détrempé et mou. À d'autres endroits, il était glacé. Certaines participantes en ont payé le prix.

«J'ai dérapé à deux reprises», a souligné Bisson.

L'athlète originaire de la Basse-Ville d'Ottawa a notamment chuté à sa sortie du champ de tir.

«Le stade était tellement glacé. Quand tu as un bras en moins et que tu n'as pas beaucoup d'expérience en ski, tu es un peu moins stable», a rappelé Caroline Bisson, dont le bras gauche, une épaule et une partie de la cage thoracique ont été amputés en raison d'un cancer.

La femme âgée de 39 ans pratique le ski et le biathlon de façon compétitive depuis seulement trois hivers. Sa première course internationale, elle ne l'a disputée qu'en janvier 2012.

En se pointant aux Jeux, Bisson se montrait réaliste. Les médailles ne se trouvaient pas dans sa mire.

Samedi, elle a terminé 14e sur 14 participantes lors du 6 km en biathlon disputé alors que le mercure indiquait plus de 12 degrés Celsius.

«Je le savais en arrivant ici que je serais dernière. Il n'y a pas de surprise», a-t-elle rappelé.

Satisfaite

Caroline Bisson se réjouissait de sa performance au champ de tir. Elle a atteint hier 17 cibles sur 20, sa meilleure performance sur un terrain de jeu international.

«Je suis satisfaite de moi compte tenu des conditions de courses. Je ne me suis jamais entraînée dans ni l'une ni l'autre des conditions que nous avons eues jusqu'ici. Il a fait très froid chez nous cet hiver. On était à l'antipode d'ici.

«J'ai eu beaucoup d'ajustements à faire durant mes courses. Par exemple à cause de la pluie, les courroies qui tiennent ma carabine dans le dos étaient gelées quand je suis rentrée au champ de tir. C'est quelque chose qui ne m'est jamais arrivé auparavant», a-t-elle ajouté.

«Je prends beaucoup de notes pour les prochains Jeux.»

Car Bisson a l'intention de se taper un autre cycle de quatre années afin d'être du rendez-vous paralympique de 2018 à Pyeongchang. Mais avant de penser à la Corée du Sud, elle terminera son séjour actuel.

D'autres courses se trouvent à son horaire, dont les sprints aujourd'hui en ski de fond.

«Je le fais pour la forme, car je ne suis pas une sprinteuse. Je participe à la course pour acquérir de l'expérience. Je n'ai rien à perdre. Je me dis que chaque course me permet d'apprendre quelque chose de nouveau.»

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