Joueur majeur dans la recherche et l'innovation

Le conseiller au développement des partenariats de CAT-B,... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

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Le conseiller au développement des partenariats de CAT-B, Charles-André Massebeuf, et le chargé de projet en recherche, Albert Parisien

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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Benoit Hudon

Collaboration spéciale

Le Droit

Appuyer l'innovation par des collaborations de proximité, vouloir pousser la recherche vers de nouveaux sommets et contribuer au développement d'entreprises canadiennes, voilà ce que propose le CAT-B, une abréviation qui désigne le Centre d'accès à la technologie en bio-innovation associé à La Cité. Survol d'un stimulant laboratoire.

Les installations du CAT-B se sont progressivement modelées au cours des dernières années par l'octroi de subventions gouvernementales destinées au renforcement de l'innovation. «Les démarches et l'accès à ces fonds ont changé le physique de nos lieux de recherche, en plus de considérablement amélioré les équipements qu'on peut y trouver», dévoile d'entrée de jeu Charles-André Massebeuf, conseiller au développement des partenariats pour le Centre d'accès à la technologie en bio-innovation.

«L'objectif est que notre organisme sans but lucratif soit adopté comme milieu de recherche et de développement par les entreprises. Ces unions visent à améliorer la compétitivité et la productivité de nos clients, peu importe leur provenance», ajoute Albert Parisien, chargé de projet en recherche.

La dissection du nom de cette aile scientifique de La Cité permet une compréhension plus approfondie  de ce à quoi touchent leurs activités.  «La bio-innovation, c'est tout ce qui a trait à la biologie. On jongle avec des projets allant de l'agroalimentaire à l'environnement jusqu'à la santé humaine ou animale. Ceux-ci sont bien sûr canalisés par la recherche de solutions, en gardant en tête l'aspect très important de la profitabilité», explique Albert Parisien.

Car pour être un allié auprès des entreprises désireuses de mener à terme des projets allant du génie chimique à la microbiologie,  l'environnement offert doit être à la fine pointe de la technologie. Les espaces hybrides, à la fois dédiés aux interventions pédagogiques et à la recherche, satisfont les critères nécessaires pour être du Tech-Accès Canada, un réseau exclusif de 30 centres technologiques qui partagent des pratiques exemplaires et échangent des expertises à l'échelle nationale.

Pédagogie, projets et partenariats 

Intrinsèquement, le programme coop de la Cité permet aux étudiants d'avoir réellement la main à la pâte pendant la saison estivale. La rémunération ne s'arrête pas là puisque 27 étudiants ont pu profiter d'approximativement 9000 heures salariées afin de concrétiser des projets. «Les étudiants compétents sont encouragés à se développer à l'interne et il arrive parfois que les entreprises embauchent les diplômés qui ont contribué à leurs innovations pendant quelques mois», raconte avec fierté Albert Parisien, au sujet de ce modèle d'incubateur de compétence. 

Depuis sa configuration il y a environ deux ans, le Centre a réalisé 43 projets, dont 40% ont été des collaborations avec des entreprises francophones. Pour mener à terme certains projets de longue haleine, les six employés à temps complet du CAT-B peuvent compter sur plusieurs étudiants compétents. 

«Nos partenariats sont généralement effectués avec de petites boîtes de moins de neuf employés qui en sont aux balbutiements de leurs projets ou qui veulent simplement optimiser un produit déjà en place. La clé de notre succès rapide est certainement notre équipe de choc et la proximité de nos relations», poursuit Charles-André Massebeuf. 

De l'idée au marché

Impliqué dans les percées pharmacologiques, le CAT-B déploie des efforts conjointement avec l'entreprise Artenga afin de travailler sur un système de production de microbulles. Celles-ci, préparées par l'équipe de La Cité, permettent l'insertion de médicament. Ce travail lié à la sphère biopharmaceutique est ensuite utilisé en essais précliniques dans le traitement du cancer et de la maladie de Parkinson.

Une complicité s'est aussi établie entre l'équipe de La Cité et RD Legault Seeds LTD, une entité familiale francophone de l'Est ontarien. L'entreprise qui pratique notamment la désintégration des graines de soja fractionnées pour la consommation humaine est soutenue dans ses démarches agroalimentaires par La Cité, qui y voit un beau modèle de développement économique local. 

Pour compléter les exemples de partenariats, DeltaDNA conjugue ses pratiques avec le CAT-B. L'entreprise développe une trousse de récupération de l'ADN foetal dans le sang maternel. Cette pratique moins invasive pourrait jouer un rôle préventif en ciblant les troubles génétiques chez le foetus. La Cité recrute d'ailleurs des femmes enceintes afin de ficeler l'étape de validation de ce concept. 

Des démarches sont présentement en cours en vue d'obtenir un financement qui permettra l'agrandissement des locaux de recherche.




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