Démarrage d'entreprise sur mesure

La directrice des opérations du Carrefour jeunesse emploi,... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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La directrice des opérations du Carrefour jeunesse emploi, Josée Cousineau

Patrick Woodbury, Le Droit

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Geneviève Turcot

Collaboration spéciale

Le Droit

Bon an, mal an, c'est entre 250 et 300 jeunes entrepreneurs qui défilent dans les bureaux du Carrefour jeunesse emploi de l'Outaouais (CJEO) avec un projet sous le bras. De ce nombre, près d'une trentaine de nouvelles entreprises verront le jour avec l'aide d'une équipe entièrement dédiée à leurs succès.

«Si je peux faire un parallèle avec le monde médical, nous sommes comme un médecin généraliste. Nous pouvons accueillir et guider un jeune dans son projet d'entreprise dans un secteur non spécialisé», résume la directrice des opérations au Carrefour jeunesse emploi, Josée Cousineau.

Histoires à succès

«Nous recevons les jeunes de 16 à 35 ans qui aspirent à devenir entrepreneurs, qu'ils aient une idée de projet ou non», précise la directrice, qui aimerait bien voir les bons coups de son organisme être mis davantage en valeur. Vrai que le CJEO travaille beaucoup avec des microentreprises et des travailleurs autonomes, mais plusieurs grandes entreprises ont pris naissance dans ses bureaux du boulevard de la Gappe. C'est le cas, notamment, de la pâtisserie Fidélice et de l'entreprise de couvre-planchers Quadécor. «On oublie souvent que toute grande entreprise a déjà été petite ! Peu de gens savent qu'à ses débuts Quadécor se résumait en une camionnette et des échantillons. Et toutes ces entreprises, qu'elles soient petites ou grandes, représentent une force économique importante pour notre région.» 

Approche 360

Les jeunes entrepreneurs qui font affaire avec le CJEO profitent d'une «approche 360 degrés», précise Josée Cousineau. Tout y passe : plan de démarrage, analyse du marché, planification de son temps, développement de l'approche client, choix de la forme juridique de son entreprise, etc. Le tout est offert sous forme d'ateliers et de coaching personnalisé. «Nous travaillons aussi avec plusieurs partenaires, comme le CREDDO (Conseil régional de l'environnement et du développement durable de l'Outaouais), Creagora, le Salon des entreprises, entre autres. L'idée ce n'est pas de répéter ce qui se fait déjà ailleurs, mais plutôt de travailler ensemble aux succès des entrepreneurs.»

Le financement est aussi au coeur de cette approche globale. Programmes de prêts, subventions, concours, microcrédits, sociofinancement,  toutes les stratégies financières possibles sont étudiées.

Comité d'experts

Les jeunes entrepreneurs peuvent aussi compter sur la présence d'un comité d'experts afin de les aider à valider leur projet. Le fondateur de SPIN, entreprise qui créé des jeux géants pour adultes, Oliver Roy (voir autre texte en page 27) est le président de ce comité d'entrepreneurs bénévoles qui offrent un second regard sur les projets en développement. «C'est un bon moyen pour challenger les participants, d'aller chercher de bons conseils aussi», ajoute-t-elle.

La fibre entrepreneuriale

Pour beaucoup d'entrepreneurs en herbe, le processus de démarrage permet justement de découvrir qu'ils n'ont peut-être pas ce qu'il faut pour devenir leur propre patron. «Être entrepreneur demande beaucoup de compromis, dont celui de vivre avec une précarité financière. On remarque que chez les vrais entrepreneurs, ces difficultés deviennent une source de motivation et de création.»

Contribution financière

Pour profiter du programme d'accompagnement du CJEO, les entrepreneurs doivent allonger la somme de 200$. Un montant qui permet, entre autres, de certifier le sérieux de la démarche de l'entrepreneur. En plus de l'accompagnement, les participants reçoivent aussi une adhésion gratuite pour la première année à la Chambre de commerce de Gatineau, en plus de profiter d'une visibilité accrue notamment via le bottin des entreprises du CJEO.

«Nous avons aussi une politique de satisfaction garantie. Si un entrepreneur n'est pas satisfait des services qu'il a reçus chez nous, nous lui remboursons ces frais», confirme Josée Cousineau.




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