Savoir devenir

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Claude Savoie

Collaboration spéciale

Le Droit

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / Avant d'entreprendre formellement un processus de relève, il est essentiel de comprendre que le projet dépasse, et de beaucoup, un transfert de propriété, de direction, de pouvoir et de savoir. La relève représente une transformation en profondeur de tous les systèmes relationnels de l'entreprise et donc des personnes concernées.

Chaque personne doit changer, s'adapter à une nouvelle dynamique, à un nouveau type de relation. Le fondateur doit devenir un «président du conseil», le repreneur doit devenir un «entrepreneur». Mais aussi les relations de chaque employé, de chaque client, de chaque fournisseur doivent évoluer. Quelles sont les chances de succès si l'entreprise perd son meilleur vendeur ? Si le repreneur met tous ses efforts à l'interne ?

Si le fondateur ne décroche pas de la gestion quotidienne ? Si le climat de travail devient perturbé ?

Le Fondateur

Dans le contexte de la relève, le propriétaire devra devenir un «fondateur», se détacher du quotidien, se créer un autre rôle et s'y sentir à l'aise. Ce n'est pas une tâche facile, il y a de fortes chances que le propriétaire se sente très valorisé par sa connaissance intime de tous les rouages de l'entreprise, qu'il aime être apprécié par les employés, les fournisseurs et les clients et que sa compétence éprouvée le garde dans sa zone de confort. Renoncer à tous ses avantages émotionnels ? Pas évident !

Le propriétaire devra sortir de sa zone de confort, établir un nouveau système relationnel, il devra se concentrer sur «l'âme de l'entreprise», la découvrir,  la décrire et la faire partager. Comme c'est abstrait et qu'il est probablement une personne concrète, il devra découvrir de nouvelles compétences émotionnelles, devenir un «philosophe», prendre du recul, cesser de «faire» et accepter «d'être».

Le Repreneur

Le repreneur pour sa part doit devenir un «entrepreneur». Jusqu'alors, il a été un fils, un employé, une fille ou un cadre. Il devra au cours des prochaines années développer des relations de partenaires avec son patron ou sa mère ou son père, transformer le rapport patron employé en un rapport de partenariat. Le repreneur devra aussi transformer l'allégeance naturelle des employés, des clients, de la banque, des fournisseurs envers le fondateur en une nouvelle allégeance envers lui. Il devra devenir le patron de ses collègues de travail et s'il y a plus d'un repreneur, s'imposer à ses associés comme le leader du groupe. Ce n'est pas une mince tâche.

L'accompagnement

Il convient d'utiliser des outils d'accompagnement comme l'ennéagramme,  une réflexion basée sur la «pensée latérale» pour développer son «savoir devenir».

Claude Savoie est président de Dixit Coaching, membre du Groupe Relève Québec et Mentor (Diamant) pour le réseau M de la Fondation de l'entrepreneurship.




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