Faire appel à son fermier de famille

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Jim Thompson, directeur et copropriétaire de Notre petite ferme, dans la Petite-Nation.

Benoit Sabourin, Le Droit

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Équiterre lance ces jours-ci sa 21e campagne de paniers bio partout au Québec. Au total, dix fermes affiliées au réseau livreront cette année des légumes frais et sans pesticide à un peu plus de 1300 abonnés de l'Outaouais et d'Ottawa qui choisiront de faire appel à un « fermier de famille ».

La popularité de la formule lancée en 1996 ne démord pas. Plus de 19 000 abonnés pourront acheter tout au long de l'été des paniers de légumes à travers les quelque 550 points de livraison aménagés aux quatre coins de la Belle Province.

Une quarantaine de points de chute sont répartis des deux côtés de la rivière des Outaouais, dont une dizaine à Ottawa. 

« De plus en plus tôt, nous avons des fermes qui affichent complet. Ça nous démontre qu'il y a un intérêt et une prise de conscience chez la population qui est de plus en plus éveillée aux choix alimentaires et qui veut acheter santé », explique Isabelle Joncas, chargée de projet chez Équiterre.

La popularité pour le « bio » engendre non seulement une flambée du nombre d'abonnés, mais aussi un engouement des jeunes agriculteurs qui démarrent leur entreprise. Dix-neuf nouvelles fermes ont fait leur entrée dans le réseau en 2016 et le même nombre se greffent cette année à l'initiative, confirme Mme Joncas. Outils de planification de la production, réseautage, marketing et visibilité : les incitatifs sont nombreux pour les fermiers participants.

« Les fermes qui entrent dans le réseau, on les associe avec une ferme mentor, ce qui permet aux jeunes producteurs de se référer et s'appuyer sur des gens expérimentés », note la chargée de projet.

95 % du chiffre d'affaires

Jim Thompson est directeur et copropriétaire de Notre petite ferme, dans la Petite-Nation. Sa conjointe Geneviève Grossenbacher et lui ont démarré leur production en 2011 à la Plateforme agricole de L'Ange-Gardien, avant d'acheter une propriété à Lochaber-Ouest en 2015. 

Aujourd'hui, c'est 95 % du chiffre d'affaires de la petite entreprise familiale qui résulte des paniers bio. M. Thompson affirme que sa ferme anticipe une croissance de 30 % de sa production en vue de la nouvelle saison qui s'amorce, ce qui devrait se traduire par une distribution d'environ 230 paniers de légumes par semaine.

« On ne fait même plus de marchés parce qu'avec les paniers, on sait à l'avance ce qu'on doit produire et on sauve du transport. C'est beaucoup plus intéressant pour nous », souligne le fermier de famille qui produit une trentaine de variétés de légumes. La liste complète des points de livraison des paniers bio d'Équiterre est disponible au

www.paniersbio.org.




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