Investir dans le mentorat

Véronique Guillemette-Girard d'Entretien GMV a remporté le prix... (Martin Roy, Le Droit)

Agrandir

Véronique Guillemette-Girard d'Entretien GMV a remporté le prix Jeune entrepreneur(e) de l'année au dernier gala de la Chambre de commerce de Gatineau.

Martin Roy, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Byline Hugues TheoretPATRICK WOODBURY, LeDroit
Hugues Théorêt

Collaboration spéciale

Le Droit

Suivre les conseils d'un mentor peut être payant pour des entrepreneurs qui participent au Programme de mentorat de la Chambre de commerce de Gatineau (CCG). Un sondage effectué auprès des bénéficiaires de ce programme a révélé que le chiffre d'affaires des «mentorés» a augmenté de près de 100 000 $ durant la période où ils ont suivi les conseils de leurs mentors.

Fondé en décembre 2003, le Programme de mentorat de la CCG permet actuellement à 64 jeunes entrepreneurs de profiter de l'aide de 59 chefs d'entreprise de l'Outaouais. Le mentorat vise à accélérer le développement des entrepreneurs et la croissance de jeunes entreprises pour leur permettre d'aller plus loin, plus rapidement. Le mentor partage, de façon bénévole, son « savoir-être » entrepreneurial avec un nouvel entrepreneur : le mentoré. Le duo tient environ huit à neuf rencontres par année d'une durée d'une heure trente à deux heures. Il en coûte 400 $ par année aux mentorés pour participer à ce programme, ce qui inclut les frais de mentorat et la cotisation annuelle à la Chambre de commerce de Gatineau. Tous ceux qui sont à la tête d'une entreprise créée il y a au moins un an et qui ont survécu à la phase de démarrage peuvent profiter du programme de mentorat. Le mentoré doit aussi se consacrer à temps complet à son entreprise et en être le principal actionnaire. 

Témoignage d'une « mentorée »

Le président de JLDR Solutions d'affaires, Jean-Louis Des... (Martin Roy, Le Droit) - image 2.0

Agrandir

Le président de JLDR Solutions d'affaires, Jean-Louis Des Rosiers

Martin Roy, Le Droit

Véronique Guillemette-Girard ne tarit pas d'éloges envers ce programme. Depuis deux ans, elle bénéficie des conseils de son mentor, Jean-Louis Des Rosiers, qui l'aide à prendre les bonnes décisions pour son entreprise, Entretien GMV. Cette jeune entreprise offre des services d'entretien ménager résidentiel, commercial et après construction. « M. Des Rosiers n'agit pas comme conseiller, explique-t-elle. Il m'amène plutôt à me poser des questions. Il m'oblige à faire face aux problèmes que je dois résoudre comme chef d'entreprise, par exemple, la révision de mes coûts. Grâce à son aide, j'ai haussé mon chiffre d'affaires. Je ne suis plus en déficit. Je fais des profits», confie l'entrepreneure âgée de 28 ans, dont la compagnie compte 10 employés. Le mentorat de Véronique semble porter fruit, car elle a remporté le prix «Jeune entrepreneure de l'année» au Gala Excelor de la CCG en novembre dernier. 

Qui peut être mentor ?                 

Toute personne qui dirige une entreprise depuis plus de dix ans peut agir comme mentor. Le programme recherche des entrepreneurs prêts à pratiquer l'écoute active pour bien comprendre la situation du mentoré et l'aider à gagner la confiance nécessaire pour assurer le succès de son entreprise.

Le mentor accompagne le jeune entrepreneur, le motive et favorise son développement personnel. Le mentor ne travaille pas sur le savoir-faire, mais sur le savoir-être et le leadership. Il permet au mentoré de mieux comprendre son rôle d'entrepreneur, de prendre du recul afin de mieux évaluer ses options et prendre ses propres décisions. 

Le rôle du mentor

Pour Jean-Louis Des Rosiers, président de JLDR Solutions d'affaires, une firme de consultants en gestion, le mentorat est un outil de développement économique. «On fait du mentorat d'affaires pour des gens d'affaires. On est là pour briser leur isolement. On les motive. On les encourage. On n'est pas là pour donner des conseils, mais plutôt pour les écouter et leur montrer le chemin à suivre pour qu'ils ou elles puissent prendre les bonnes décisions. Sur une période de 18 mois, les résultats sont extrêmement positifs», explique M. Des Rosiers, le chef mentor pour tout l'Outaouais. 

Pourquoi offrir ses services comme mentor ? « J'ai toujours pensé qu'un entrepreneur avait une mission sociale. Comme j'étais déjà impliqué dans la Chambre de commerce de Gatineau, on m'a demandé si je souhaitais devenir mentor. J'ai accepté et cela fait maintenant quatre ans que je participe à ce programme», répond celui qui est également président de la Fondation du Cégep de l'Outaouais. 

Les statistiques du programme de mentorat parlent d'elles-mêmes : 78,4 % des entreprises mentorées sont encore en activité ; 70 % des entreprises mentorées ont franchi le cap des cinq années d'existence, doublant ainsi les résultats obtenus au Québec lorsque les entrepreneurs sont laissés à eux-mêmes ; et 66 % des entreprises mentorées ont connu une hausse de leur chiffre d'affaires de 32 %.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer