Miser sur l'exportation

Reda Bensouda, Massilia Badaoui et Elizabeth Lemay d'Export... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Reda Bensouda, Massilia Badaoui et Elizabeth Lemay d'Export Outaouais.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Byline Isabelle BriseboisLe Droit AffairesPATRICK WOODBURY, LeDroit
Marc Gauthier

Collaboration spéciale

Le Droit

Combien d'entreprises en Outaouais font de l'exportation? Attention, la réponse risque de vous surprendre. Il y en a plus de 200!

La nomenclature a été réalisée par Export Outaouais, un organisme dont la mission est de stimuler l'exportation régionale.

«C'est la première banque de données sur les compagnies d'ici qui vendent à l'étranger. On sait maintenant où nos compagnies exportent, quels sont leurs besoins et leurs projets d'avenir, explique Reda Bensouda, commissaire à l'international chez Export Outaouais. Nous aidons environ 75 compagnies par année dans leurs démarches à l'étranger. La demande est là.»

Avec cette banque de données, Export Outaouais trace pour ainsi dire l'ADN de l'économie émergente en Outaouais.

Mission : le monde

Export Outaouais, qui fête à peine ses trois ans d'existence, est avant tout un facilitateur. «On aide les compagnies à évaluer si elles sont prêtes à viser des marchés étrangers. Si oui, on peut leur créer un plan d'affaires, les aider à trouver du financement, effectuer des études de marché, leur fournir des contacts», précise M. Bensouda.  

«On cherchait des partenaires aux États-Unis et c'est par l'entremise d'Export Outaouais qu'on a participé l'an passé à une mission commerciale dans l'État de New York», raconte Yves Marleau, président de Cogniva, un concepteur de logiciels d'information de Gatineau, qui exporte environ 45% de sa production. Leurs contacts ont été très utiles.»

L'automne dernier, Export Outaouais a commencé à offrir un nouveau service : l'organisme est allé au Maroc réaliser trois études de marché pour des compagnies de Gatineau qui lorgnent le marché nord-africain. Et déjà, le Groupe-conseil Baastel, établi sur la rue Montcalm dans le secteur Hull, est ravi des premiers résultats. 

«Nous avons en effet pu identifier déjà juste sur le court terme pour près d'un million de dollars de contrats potentiels. Ces occasions identifiées nous amèneront à créer de nouveaux emplois de qualité dans la région de l'Outaouais», explique le président de l'entreprise, Yves Lafontaine

Une équipe de trois personnes

Export Outaouais, qui organise aussi des séminaires et des conférences auprès des gens d'affaires, réalise sa mission avec une petite équipe de trois employés et un budget d'un peu moins de 300 000$, financé en parts égales par Québec et Ottawa. Il peut compter sur un réseau de contacts à travers le monde par l'entremise des ambassades et des délégués commerciaux du Québec.

L'Outaouais part de loin

En matière d'exportations, l'Outaouais a toujours fait figure de parent pauvre au Québec, son économie reposant essentiellement sur l'administration publique fédérale. En 2007, dernière année où des statistiques en cette matière ont été compilées, l'Outaouais était la région au Québec qui exportait le moins.... après la Gaspésie! «A mon avis, l'exportation constitue un levier incontournable pour diminuer notre dépendance du fédéral », selon M. Bensouda. 

Des défis à relever

Mais pour en arriver à diversifier l'économie régionale, il faut surmonter plusieurs obstacles. «D'abord, nous devons nous faire connaître auprès de nos compagnies exportatrices. Et les faire connaître entre elles. Ces gens-là vivent dans un autre monde, surtout dans le domaine des technologies de l'information. Ils sont souvent en voyage, les yeux vers l'extérieur», explique le commissaire Bensouda. L'organisme a récemment  mis en contact deux entreprises du même quartier du secteur Hull qui ne se connaissaient pas!

L'autre défi, dit-il, est d'établir une culture collaboratrice dans la région. Les villes de Gatineau, d'Ottawa et les fonds locaux d'investissements dans les régions ont tendance à agir en silo. Et puis il faudrait bâtir des réseaux d'excellence dans deux ou trois secteurs pour créer un effet de masse. Par exemple, l'Outaouais compte présentement plusieurs exportateurs dans le domaine forestier (Bois Francs DV), de l'environnement (Agrisoma Biosciences) et des technologies de l'information (NordiaSoft, Provance...).

Cette année, pour le 150e anniversaire de la Confédération canadienne, Export Outaouais voudrait faire connaître 150 compagnies exportatrices de l'Outaouais, les mettre en valeur, exposer leurs réalisations.

Force est d'admettre que des compagnies comme Cognivia, Life Without Plastics, VanillaSoft, Northforge, Baastel , Simbol Test ou encore Figbytes sont probablement plus connues à l'étranger qu'ici!




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