Faciliter les rêves des entrepreneurs

Le directeur général de la Société de développement... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

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Le directeur général de la Société de développement communautaire de Prescott-Russell (SDCPR), John Candie

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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Byline Isabelle BriseboisLe Droit AffairesPATRICK WOODBURY, LeDroit
Isabelle Brisebois

Collaboration spéciale

Le Droit

Directeur général de la Société de développement communautaire de Prescott-Russell (SDCPR), John Candie parle avec un amour contagieux de la région, tellement qu'on a envie d'y déménager sur-le-champ. Fondé en 1986, l'organisme s'impose comme un véritable facilitateur de rêves, concrétisant pour des centaines d'entrepreneurs leur ambition de se lancer en affaires... avec succès.

«Plus de 80 % de nos clients qui démarrent une entreprise réussissent, lance fièrement celui qui est aux commandes de la SDCPR depuis 2007. Tout repose sur un bon plan d'affaires qu'il faut suivre et adapter en fonction d'une économie toujours en mouvement. C'est leur bible, leur ligne de vie !»

Prêts pour jeunes entrepreneurs, financement jusqu'à concurrence de 250 000 $ à des entreprises qualifiées, aide aux nouveaux arrivants, subventions, mentorat, coaching et formation - pour ne nommer que ceux-là -, sont autant de services offerts par la SDCPR et qui font d'elle un acteur majeur dans le développement économique des comtés unis de Prescott et Russell.

Appuyé par une petite équipe dynamique de cinq employés et un conseil d'administration composé de gens d'affaires chevronnés et bien ancrés dans la communauté, John Candie gère un budget opérationnel de 360 000 $ et un fonds d'investissement de sept millions de dollars. Au fil des ans, la SDCPR a accordé des prêts totalisant 25 millions $. Toujours dans le but de favoriser la croissance et l'épanouissement des collectivités. En 30 ans, près de 600 entreprises ont vu le jour et 3 500 emplois ont été créés.

«Notre force, c'est que nous sommes sur le terrain, souligne-t-il. On ne veut pas que le client soit dans nos bureaux, on veut être chez lui, dans son environnement. On apprend à mieux le connaître et on le voit évoluer comme gestionnaire. Et on peut mieux comprendre les besoins de l'entreprise et y répondre rapidement.» 

Les défis sont nombreux dans ce coin de pays pour quiconque souhaite y gagner sa vie, notamment l'exode des jeunes vers Montréal ou Ottawa, le manque de transport et d'infrastructures, la migration des entreprises vers les grands centres urbains et la fragilité du secteur manufacturier. Sans oublier que l'agriculture demeure le secteur primaire de l'économie locale.

«Malgré cela, de plus en plus de diplômés de moins de 30 ans cognent à nos portes, fait-il valoir. L'entrepreneuriat est devenu une solution de choix pour les jeunes qui veulent vivre en milieu rural et travailler à leur compte. Ils sont très créatifs et déterminés.»

L'histoire de la SDCPR est d'ailleurs façonnée du parcours inspirant de nombreuses entreprises prospères, dont la microbrasserie Beau's All Natural, installée à Vankleek Hill, qui a connu une croissance de 500 % au cours des cinq dernières années, sans oublier les nombreux prix remportés pour la qualité de ses bières.  

«Il faut aussi parler de la compagnie Green Beaver qui fabrique des produits de beauté et de santé en utilisant que des produits canadiens certifiés biologiques provenant uniquement de fermes canadiennes, ajoute John Candie. Leur usine de transformation à Hawkesbury est certifiée ECOCERT. Les produits sont vendus dans tous les grands détaillants en Amérique du Nord. Bientôt, ce sera la conquête de l'Europe et de l'Asie !»




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