Ottawa: pépinière de talents

Tous s'entendent pour dire que l'une des grandes forces de la région... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Patrick Woodbury, Le Droit

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Geneviève Turcot

Collaboration spéciale

Le Droit

Tous s'entendent pour dire que l'une des grandes forces de la région d'Ottawa-Gatineau est son bassin de talent. L'Université d'Ottawa, l'Université du Québec en Outaouais, l'Université Carleton ainsi que les nombreux collèges ont réussi à mettre sur pied des programmes de formation qui répondent aux besoins de l'industrie des hautes technologies. Le départ de Nortel a laissé aussi derrière un bassin de personnels qualifiés.

«Ces grandes entreprises étaient des pépinières de grands talents», souligne Frédéric Boulanger de Macadamian. Lors de son passage chez Corel, il se souvient de l'attrait d'Ottawa chez ses pairs. «À l'époque, nous étions l'endroit au Canada où le développement de Windows était le plus poussé. Nous étions reconnus pour notre rigueur. Aussi, et ce n'est pas négligeable, pour quelqu'un qui déménageait dans la région, ce n'était pas difficile pour son conjoint de se trouver aussi un nouvel emploi.»

Frédéric Boulanger croit que la notoriété de Shopify, dont les outils traitent pour un milliard de transactions par mois, peut avoir ce même attrait pour les talents d'aujourd'hui. 

Un bac Shopify

L'entreprise de commerce électronique a d'ailleurs poussé la note encore plus loin en annonçant cet automne un nouveau programme d'études conjoint avec l'Université Carleton.  «Nous avons 11 étudiants qui partagent leur temps entre le campus et nos bureaux du centre-ville», explique Jean-Michel Lemieux de Shopify. Cette nouvelle initiative a résonné jusque sur le fil Twitter du Premier ministre Justin Trudeau qui a salué le caractère innovant de ce programme. Les étudiants obtiendront ainsi un baccalauréat en sciences informatiques, tout en touchant un salaire de Shopify qui couvrira leurs frais de scolarité.

«Avoir la chance d'engager des jeunes de 16 ans qui ont grandi avec le web, c'est incroyable pour nous. Et de pouvoir les accompagner ainsi, c'est toute l'économie qui en profite», croit Jean-Michel Lemieux. 

Attirer les talents seniors

«Nous avons la chance de pouvoir compter sur des formations bien ciblées, mais on doit aussi trouver des moyens d'attirer des talents seniors et éviter que ceux qui sont ici ne quittent la région», souligne Jean-Sylvain Sormany chez Snowed In Studios. Il dénonce du même souffle aussi les crédits d'impôt ontariens qui ne sont pas du tout adaptés à la réalité de notre région frontalière. «C'est bête, car nous perdons de l'argent si nous embauchons un employé qui réside du côté du Québec. Les entreprises du côté québécois n'ont pas ce problème. Je dois aussi payer un impôt-santé en Ontario pour les employés qui vivent au Québec. La législation est incohérente.»

Le chef de la direction générale de Macadamian aimerait aussi  que le recrutement à l'échelle international soit facilité. «L'immigration est un grand défi et ça peut être contraignant et surtout très long d'embaucher un talent de l'extérieur.»

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