Portrait d'un philanthrope

Claude Gingras... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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Claude Gingras

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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Isabelle Rhéaume

Collaboration spéciale

Le Droit

CHRONIQUE / Pionnier dans le domaine de l'insolvabilité, Claude B. Gingras s'est aussi fait connaître par son implication communautaire et son engagement dans le rayonnement de la francophonie. Pour cet homme d'affaires officieusement à la retraite, la philanthropie est une partie intégrante de son parcours professionnel.

Né à Hull en 1944, mais résidant du côté d'Ottawa depuis plus de 50 ans, M. Gingras a fondé le syndic en 1980 après un séjour de quelques années au sein de la fonction publique.

Débuts communautaires

Avec son expérience en droit, comptabilité et travail social, il possédait les atouts nécessaires pour aider les gens dans le besoin. Son implication communautaire a débuté lorsqu'il donnait un coup de main à la clinique juridique populaire de Hull. En tant que membre du conseil d'administration, il a créé le groupe d'entraide de Hull Inc., qui venait en aide aux personnes dans le pétrin, notamment avec des problèmes budgétaires.

Des causes qui allaient de soi

Quand M. Gingras s'implique, il prend plaisir à jouer un rôle très actif et non seulement être l'image d'une cause. Appréciant son style de participation et sa connaissance du droit, son entourage a vite réalisé qu'il pouvait être un joueur important et plusieurs l'ont approché avec des causes toutes aussi nobles les unes que les autres. C'est donc un effet boule de neige qui s'en ait suivi avec un nombre impressionnant de participations actives :

  • Participation à la Commission de projet sur la refonte de l'assurance chômage (1986)
  • Président de la Fondation franco-ontarienne pendant près de 20 ans
  • Membre du conseil d'administration de la Cité pendant 5 ans
  • Président de la campagne Centraide Outaouais
  • Président des campagnes de collecte de fonds de la maison Mathieu-Froment et mise sur pied de la fondation
Une implication qui rapporte

Qu'est-ce que rapporte un engagement de la sorte pour un entrepreneur ? «Beaucoup de satisfaction personnelle», répond le philanthrope. Parfois aussi de la reconnaissance de ses pairs. Ayant reçu plusieurs prix et reconnaissances au fil des années, il s'est dit ému lorsqu'il a reçu l'Ordre de l'Ontario en 2014. « C'est flatteur, mais parfois gênant. Mais ça donne une bonne visibilité aux causes soutenues et c'est ça l'important quand on a à coeur celles-ci.»

Retraite active

Officiellement retraité depuis 2013, il était à prédire que M. Gingras n'allait pas cesser toutes ses activités. Bien que ce soit désormais sa fille Chantale qui préside la firme, M. Gingras y fait encore des mandats tels que des représentations à la cour.

Selon lui, il est important de maintenir ses intérêts et de se garder éveillé avec la lecture et autres loisirs. Et il rappelle qu'en tant que Franco-ontarien, la lutte pour préserver la langue française en est une de tous les jours. «Entre recevoir un simple merci en français ou contrer la menace de fermer un hôpital francophone, c'est un défi quotidien.»

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