Ottawa: la ville du savoir

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Geneviève Turcot

Collaboration spéciale

Le Droit

L'économie en Outaouais ne se résume pas aux tours du gouvernement fédéral. Même si la structure industrielle de la région repose en partie sur les services gouvernementaux, les occasions d'affaires sont nombreuses et plusieurs secteurs émergents réussissent à repousser les frontières de la région. Tour d'horizon.

Pour le professeur de gestion et de droit à l'École de gestion Telfer de l'Université d'Ottawa, Gilles LeVasseur, la présence de la fonction publique pèse certes lourd dans le portrait économique, mais il ne faut pas non plus tout mettre dans le même panier. «Quand on pense à la fonction publique, on pense aux ministères traditionnels, mais on retrouve à Ottawa de nombreuses sociétés de la couronne, des centres de recherches importants qui ont aussi un poids énorme. »  

La haute technologie et le gouvernement fédéral comptent pour 37% du produit intérieur brut (PIB) total d'Ottawa, qui se chiffre à plus de 40 milliards de dollars. « C'est ici que l'on retrouve le plus haut taux de gradués et le plus haut taux de doctorat par habitant.»

Gilles LeVasseur cite à titre d'exemple le coin des rues Ogilvie et Blair, situé en face du Service canadien du renseignement de sécurité (CSIS). «C'est à cet endroit que l'on retrouve le plus grand nombre de doctorats en physique et en mathématique au pays.» Le secteur technologique est l'une des grandes forces du marché ottavien, rappelle-t-il, car nous avons la main-d'oeuvre qualifiée pour le développer.

L'industrie militaire est un autre secteur économique important. «Si vous allez voir une partie des Sénateurs, remarquez les entreprises qui affichent des publicités sur les bandes. Vous verrez que 14 d'entre-elles sont des compagnies qui offrent des services à la Défense nationale. Nous ne somme pas dans une industrie qui fabrique des pièces de chars d'assaut, mais nous avons une expertise pour développer des logiciels de pointe. On n'a qu'à penser à Airbus qui a son centre de recherche à Gatineau.» 

À la suite de l'éclatement de la bulle informatique, les grandes entreprises ont quand même réussi à faire leur bout de chemin, précise Gilles LeVasseur. C'est le cas de Mitel, Corel, Blackberry ou encore Chrysler, dont les GPS sont développés à Ottawa. «Pensez-y, IBM a acheté Cognos, une entreprise informatique d'Ottawa pour 5,4 milliards. On s'est énervé parce que Rona a été vendu 3,2 milliards..»

Le principal défi des entrepreneurs, selon le professeur, demeure le capital de risque. «Le secteur privé a durement été touché par une quantité d'échecs. Et notre expertise, c'est le savoir et dans ce type d'industrie, le rendement se fait à long terme, ça prend du temps.»

Et contrairement aux villes de Calgary, Toronto ou Montréal, Ottawa doit encore développer une image de marque attirante pour les entrepreneurs. «Nous avons la réputation d'être une ville agréable, mais nous n'avons pas cette image de ville conquérante, dominante. Selon lui, la solution est simple. «Il faut présenter et célébrer nos bons coups. Nous avons ici des batailleurs qui défoncent les murs et nous devons entendre parler d'eux.»

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