Gatineau: l'importance de trouver sa niche

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Geneviève Turcot

Collaboration spéciale

Le Droit

En Outaouais, les services publics occupent 43,4% des emplois, alors que la moyenne provinciale se situe autour de 27,3%. Un écart qui s'explique facilement avec la présence des services gouvernementaux. À l'inverse, le secteur primaire affiche deux fois moins d'emplois que dans l'ensemble de la province, soit 1,2% comparativement à 2.1%.

« C'est vrai que près d'un emploi sur deux est lié à la fonction publique, mais c'est faux de croire que nous sommes dans un contexte de mono-industrie », prévient le directeur général par intérim du CLD Gatineau, Jean Lepage, qui ajoute d'un même souffle que l'importance de la fonction publique est à la fois une force et une source de défis. 

Responsable en grande partie de la prospérité de la région, la fonction publique pousse aussi les entrepreneurs à développer des projets innovants, à se démarquer du lot. « On voit aujourd'hui des projets que nous n'aurions jamais cru possible il y a à peine dix ans, poursuit Jean Lepage. On n'a qu'à penser à l'Aéroparc, au succès de La laiterie de l'Outaouais ou encore à Vodka Light, qui s'installera bientôt dans le parc industriel. On assiste à une diversification des entreprises, qui osent maintenant sortir de la région et rayonner partout. Macadamian et Brookfield Renewable Energy Partners en sont de bons exemples. »

Alors que les doigts d'une seule main suffisaient à compter les entreprises sises dans le parc industriel de Gatineau il y a à peine quelques années, ce dernier affiche aujourd'hui pratiquement complet. Une nouvelle zone sera d'ailleurs aménagée sous peu, d'ajouter M. Lepage. Autre nouveau venu qui a changé la donne à Gatineau : Export Outaouais, qui aident les entrepreneurs à élargir leurs horizons. «Ça aussi, c'était impensable il y a quelques années.»

Cette effervescence économique est en partie attribuable à une nouvelle génération d'entrepreneur qui osent redéfinir les façons de faire. « C'est vraiment la vague des startup, des boîtes qui développent des logiciels et des applications. On le voit des deux côtés de la rivière. C'est d'ailleurs l'un des domaines phares de Invest Ottawa.»

L'un des défis de Gatineau est de donner envie à ses entrepreneurs de croître. La main d'oeuvre est là, assure Jean Lepage qui croit aussi à l'importance du développement du commerce électronique. En partenariat avec le CEFRIO, un organisme de chercheurs qui accompagnent les entreprises à développer des pratiques d'affaires numérique efficaces, le CLD a une équipe pour aider les gens d'ici à peaufiner leur stratégie d'affaire en ligne. 

«Nous avons développé ici une façon de faire unique dans ce domaine et nous sommes là pour les entreprises. C'est facile pour un entrepreneur de dépenser 45 000-60 000$ dans un site web sans résultat. Il faut avoir la bonne approche.»

« Ce qui est essentiel pour les entrepreneurs d'ici, c'est la création de valeur. Ils doivent trouver leur niche et proposer un produit ou un service unique.» Le réseautage est aussi primordial. «On ne peut pas rester seul dans son coin. Joindre un réseau permet de trouver des fournisseurs, des clients. Il suffit de trouver le bon réseau, celui qui est le plus pertinent à notre entreprise, que ce soit au niveau local ou national. »

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