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Vallée-de-la-Gatineau: miser sur les énergies vertes

«La balle est dans notre camp. C'est à nous se prendre en main. Le statu quo... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Patrick Woodbury, LeDroit

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Geneviève Turcot

Collaboration spéciale

Le Droit

«La balle est dans notre camp. C'est à nous se prendre en main. Le statu quo n'est pas une option». Préfet de la MRC de la Vallée-de-La-Gatineau, Michel Merleau, ne se fait pas prier pour énumérer les forces, mais aussi les défis de sa région qui compte une quinzaine de municipalités et cinq territoires non organisés. Un terrain de jeu de plus de 13 000 kilomètres carrés.

La Vallée-de-la-Gatineau s'est développée dans la première moitié du XIXe siècle avec l'essor de l'industrie forestière. Encore aujourd'hui, la forêt trône encore parmi les vecteurs de l'économie locale avec des entreprises comme Résolu, Louisiana Pacific et Planchers Lauzon. Mais le préfet aimerait voir une consolidation de l'industrie forestière, voir apparaître des produits de deuxième transformation. «Nous croyons que le bois est une ressource première qui peut être encore exploitée intensément, mais de façon plus durable et responsable.»

Le premier obstacle est commun aux milieux ruraux; la qualité des services de proximité. «Il nous faut travailler fort pour trouver des façons de maintenir et de développer ses services. Personne ne veut voir fermer une école ou une caisse populaire, mais il faut aussi comprendre tout le potentiel d'affaires innovantes que représente ce secteur pour nous.»

La région pour aussi compter sur plusieurs atouts comme l'aéroport intermunicipal de Maniwaki, sans oublier la proximité d'Ottawa-Gatineau. M. Marleau croit que les industries non traditionnelles, les industries vertes auraient avantage à découvrir le potentiel de la Vallée-de-la-Gatineau. «Low est à seulement 35 minutes du centre-ville de Gatineau, nous sommes une proche banlieue.»

La MRC de la la Vallée-de-La-Gatineau, ainsi que les MRC voisines du Pontiac et du Témiscamingue, ont choisi de travailler ensemble pour trouver des moyens afin d'exploiter tout le potentiel énergique de leur territoire, qui avec ces 42 000 km2, est plus grand que la Gaspésie et le Bas-St-Laurent. 

 L'hydroélectricité, l'énergie éolienne et l'énergie solaire sont dans la mire de ces trois entités administratives. «Les retombées ne seraient uniquement pour les gens de la région, mais pour la province en entier», souligne au passage M. Merleau. 

Là-aussi, les défis sont nombreux. Recruter et retenir une main-d'oeuvre qualifiée, rendre l'accès universel à l'internet haute-vitesse et à la téléphonie sans-fil, desservir la région de voies d'accès. «L'absence d'une route entre Maniwaki et le Témiscamingue est toujours un frein pour l'exploitation de nos ressources premières. Nous avons besoin d'un fonds de développement, d'un outil qui nous permettra d'être à la hauteur des ressources de notre territoire.»

« Nous avons un vaste territoire qui est mal desservi et surtout mal exploité. »

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